Tout ce qui précède, depuis et qui, est en interligne
8. Guy Chabot, d'abord seigneur de Montlieu et guidon de la compagnie de l'Amiral, puis baron de Jarnac, Sainte-Aulaye, etc., chevalier de l'ordre de Saint-Michel, capitaine de cinquante lances, gentilhomme de la chambre, maire perpétuel de Bordeaux, gouverneur du pays d'Aunis et de la Rochelle, etc., vivait encore en 1584. Il s'était fait protestant vers 1560. Voyez un dossier bleu du Cabinet des titres, vol. 163, n° 4280, les articles de VHisioire généalogique, tome IV, p. 566, et de la France protestante, nouv. éd., tome III, p. 988-989, et une étude de M. Denys d'Aussy, dans la Revue des Questions historiques, janvier 1895. Notre auteur a parlé aussi de Jarnac dans la notice de sa belle-sœur la galante duchesse d'Étampcs (#cn7s inédits, t. VII, p. 147).
connu par ce fameux duel auquel il tua François1 de Vivonne, seigneur de la Châtaigneraie2, en camp clos3, 10 juillet 1547, en présence du roi Henri II et de toute sa cour4. Sainte-Aulaye étoit dans l'intime confiance de Gaston et de Monsieur le Prince, qui le servirent si bien dans un temps où ils pouvoient presque tout, qu'ils firent ce grand mariage malgré la duchesse de Rohan, qui n'avoit rien à dire sur l'alliance, mais qui se récrioit sur les biens et sur les établissements, dont en effet Sainte-Aulaye n'avoit aucuns5, et qui étoit encore plus outrée de voir sa fille, qu'elle avoit si longtemps réservée à quelque grand parti de sa religion, épouser, avec tant de grands biens6, un catholique dénué de tous ceux de la fortune. Elle eut beau crier et s'opposer : sa fille avoit vingt-huit ans ; appuyée de Monsieur, de Monsieur le Prince 7, et de l'autorité de la Reine régente, elle fit à sa mère des sommations respectueuses8, et se maria9.