Fr., en abrégé, dans le manuscrit
2. Filleul et favori du roi François Ier, non moins aimé d'Henri II.
3. « Camp se dit aussi des lices où l'on faisoit entrer les champions » (Académie, 1718). Dans la notice la Châtaigneraie (vol. France 189, fol. 79 v°), notre auteur avait écrit : « en champ clos. »
4. Histoire généalogique, tome IV, p. 566. Ce duel devenu proverbial a été raconté par Brantôme, qui était neveu du vaincu, et J. le Laboureur en a donné le procès-verbal dans ses Additions aux Mémoires de Castelnau.
5. D'Hozier déclarait les Chabot aussi bons que les Rohan (ms. Clairambault 719, p. 53); mais Mme de Motteville (Mémoires, tome I, p. 239-243), ainsi que notre auteur, considérait Sainte-Aulaye, si illustre que fût sa maison, comme « beaucoup inférieur aux princes que l'héritière de Rohan auroit pu épouser, » n'étant qu'un « simple gentilhomme, sans bien et sans aucun établissement. » Mme Cornuel disait (Tallemani, tome V, p. 142) : « Il est bien né, mais a été mal fouetté; » et le cardinal de Retz (Œuvres, tome IV, p. 212), estimait qu'il n'était bon qu'à danser. C'était en effet un de ses talents.
6. Ces cinq mots, écrits d'abord après le substantif catholique qui suit, y ont été biffés, puis rétablis ici, en interligne.
7. Voyez YHistoire des princes de Condé, tome V, p. 35-40 et 435-442, et les Mémoires de Nicolas Goulas, tome II, p. 87-88.
9. Le contrat fut passé le 6 juin 1645, au Palais-Royal (Arch. nat,
Los puissants protecteurs de cet heureux époux firent valoir ces fureurs de la mère et de plusieurs de ses proches, trop bien fondés1 sur la nudité2 de l'époux3. Par là ils lui procurèrent des lettres, en décembre 4648, d'érection nouvelle du duché-pairie de Rohan pour lui et pour les enfants mâles qui naîtroient de ce mariage*. Us lui avoient aussi fait donner promesse du premier gouvernement de province qui viendroit à vaquer; il eut celui d'Anjou en 1647s. Cette érection6 ne put être sitôt enre-
Y 184, fol. 323 v°), ratifié le 10, et le mariage célébré chez le duc de Sully, cousin germain et tuteur de l'épousée, par un prêtre qui revenait de Rome, tous les autres ayant reçu défense de le bénir. Mlle de Rohan s'était retirée depuis quelque temps chez sa tante paternelle Anne de Rohan, « bonne fille fort simple quoiqu'elle sût du latin et que, toute sa vie, elle eût fait des vers. » Walckenaer, dans ses Mémoires sur Mme de Sévigné, tome I, p. 398-401, et M. Bertin, dans ses Mariages dans V ancienne société, p. 108-111, ont raconté les péripéties de cette union, et l'on a imprimé en 1862 des Lettres en vers sur les mariages de Mlle de Rohan avec M. de Chabot, de Mlle de Rambouillet avec M. de Montausier, et de Mlle de Brissac avec M. Sabotier (1645). Selon Tallemant (tome VII, p. 247), Mme de Villedieu fit un roman du premier.
1. Masculin s'accordant avec ses proches, et non avec ces fureurs.