Journal de Dubuisson-Aubenay , tome II, p. 254 et
4. Notre auteur trouve ces procès-verbaux des séances du 20 mars et des 11 et 15 juillet dans V Histoire généalogique, p. 555-556. Comparez les Mémoires de Conrart, p. 579-581, ceux de Mlle de Montpensier, tome II, p. 140-142, et le Ministère de Mazarin, par Chéruel, tome I, p. 227-228. Le duc d'Orléans nomma aussitôt le nouveau duc membre de son conseil de gouvernement.
5. Il mourut à Chanteloup, près de Châtres, le 27 (Gazette, p. 246- 247, 272 et 295-296; Muse historique, tome II, p. 25-26), et son corps fut apporté à la paroisse Saint-Paul le 1er mars (Jal, Dictionnaire critique, p. 107 4), puis inhumé aux Célestins, sous un monument sculpté par François Anguier, qui est maintenant au musée de Versailles, n° 1892, avec une pompeuse inscription (Êpitaphier du vieux Paris, tome II, p. 404-406). La reine Anne fit faire ses condoléances à la veuve; celle-ci venait de se réconcilier avec sa mère (Muse historique, tome II, p. 23-21).
6. Voyez les Mémoires de Vabbé Amauld, p. 533-537, ceux de Lenet, p. 545-516, ceux de Mme de Motteville, tome III, p. 461-462, et ceux de Conrart, p. 580-584, surtout le Ministère de. Mazarin, par Chéruel, tome I, p. 120-130, et Y Histoire des princes de Condé, tomes V et VI,
liO MÉMOIRES
duc de Rohan dont il s'agit ici1, la belle et florissante Mme de Soubise, Mme de Goëtquen, et la seconde femme du prince d'Espinoy, grand mère du duc de Melun en qui cette branche s'est éteinte, et bientôt après cette grande et illustre maison de Melun2.
11 falloit expliquer tout cela avant que venir au fait, et il est encore nécessaire de dire qu'outre que le duc de Rohan n'étoit pas d'humeur accorte et facile, comme on l'a vu à l'occasion de notre3 procès de M. de Luxembourg*, il avoit un ancien levain5 contre Mme de Soubise, qui les a tenus mal ensemble toute leur vie, même dans les intervalles de leurs raccommodements. Leur mère, qui étoit Rohan, avoit toujours marqué une 6 prédilection fort grande pour7 Mme de Soubise, sa fille aînée, et par amitié pour elle, et peut-être encore plus pour l'avoir mariée à M. de Soubise, Rohan comme elle. Outre la jalousie et les aigreurs que cette prédilection avoit fait naître, le duc de Rohan étoit persuadé que sa mère avoit fait à M. et à Mme de Soubise tous les avantages directs et indirects qu'elle avoit pu à ses dépens. M. de Soubise, dans ces temps-là, étoit fort pauvre; M. de Rohan devoit être extrêmement riche, et cela des biens de la maison de Rohan.
passim. Comme principal auteur de la rébellion d'Angers, le duc fut banni de Paris, après la rentrée de la cour, par la déclaration du 22 octobre 1652.
1. Louis, baptisé au Louvre le 3 novembre 1652 et tenu par le Roi et sa mère : Gazette, p. 1068; Pièces justificatives pour servir à l'histoire de la maison de Nicolay, tome ï, n° 376.
2. Tomes V, p. 334, et XII, p. 259. Comparez les Écrits inédits, tome VI, p. 355-356.
3. Coe surcharge a, et, ensuite, de ne, en abrégé, corrige du.