‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 135 sur 610 · Tome H, p. 70, 71, 75, etc · texte numérisé non relu

Tome H, p. 70, 71, 75, etc

5. « Petit morceau de pâte aigrie qui, étant mêlée avec la pâte dont on veut faire le pain, sert à la faire lever, à la faire fermenter » (Académie, 1718). Nous avons déjà eu (tome X, p. 28) le même mot dans son acception figurée au sens d'élément de fermentation surexcitant les passions, et il se représentera encore ci-après, p. 447.

6. Il a écrit, par mégarde : un. — 7. P*", en abrégé, surcharge à.

Sa mère en représentait l'aîné, bien qu'elle ne la fût pas. Jean1 II, pénultième vicomte de Rohan, d'aîné en2 aîné, directs de la maison de Rohan, laissa deux fils et deux filles3. L'aîné, vicomte de Rohan après son père, mourut sans enfants de Françoise4 de Daillon du Lude5; le second, déjà sacré évêque de Gornouaille, succéda au vicomte6 de Rohan et à tous les biens 7. Les deux filles épousèrent deux Rohans8 : l'aînée, le second fils du9 fameux maréchal de Gyé; la cadette, le seigneur de Guémené, dont la branche étoit aînée de celle de Gyé10, mais qui, en biens, n'en fut que la cadette, parce que la belle-fille du maréchal11 de Gyé, comme l'aînée de Mme de Guémené, emporta12 le vicomte de Rohan13 et tous les biens de la maison14. Or, l'arrière-petit-fils de ce mariage de l'héritière de la branche aînée de Rohan avec le second fils du maréchal de Gyé fut le duc de Rohan père de l'héritière qui épousa le Chabot, sieur de Sainte-Aulaye, père du duc de Rohan dont il s'agit, et qui, comme on l'a dit, n'avoit rien ou presque rien vaillant. Cette grande inégalité de biens avec cette grande héritière qu'il épousoit lui fit imposer la loi, par son contrat de mariage, que les enfants qui en naîtroient porteraient

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