‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 139 sur 610 · Le 28 juin · texte numérisé non relu

Le 28 juin

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son fils aîné seulement, et ainsi successivement1. M. de Rohan ne s'attendoit à rien moins, et, avec la loi du contrat de mariage de son père, exécutée plus de soixante ans durant sans difficulté ni contradiction de personne, et2 il avoit raison de se croire hors d'atteinte et de tout trouble à cet égard. Un homme plus raisonnable que lui, et qui eût Tei!ohanC sen^ moms gauchement sa grandeur originelle, auroit eu devoit beau jeu en cette occasion. Les Chabots sont connus dès prendre. avant 10503avec des fiefs et dans les fonctions des grands seigneurs d'alors. Leurs grandes terres, leurs grandes alliances actives et passives4, leurs grands emplois jusqu'aux offices de la couronne inclusivement3, se sont longuement soutenus6 dans les diverses branches de cette • maison, et, quelque illustre que soit celle de Rohan, il n'y avoit que des biens immenses pour un cadet Chabot7, qui

1. Dangeau, tome VII, p. 333, 30 juin 1700 : « M. le prince de Guémené a fait donner une assignation à M. le duc de Rohan pour qu'il ait à faire quitter le nom de Rohan à sa fille et à un de ses enfants qu'il fait appeler le chevalier de Rohan. Il ne lui dispute pas le titre de duc de Rohan et la possession de la terre ; mais il prétend qu'il ne peut porter d'autre surnom que celui de Chabot. » Il avait été dit en effet, dans le contrat du 15 juin 1645, que l'ainé seul de la descendance à venir porterait uniquement le nom de Rohan et les armes pleines.

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