Voyez son portrait on 1721 (tome XVII, p
2. Le 26 août 1704. Los Mémoires de Sourches (tomo IX, p. 58) donnent ces huit lignes : « L'après-dînée, le Roi jugea le grand procès que le prince de Guémcné et le prince de Soubise avoient contre le duc de Rohan, dont le chef principal étoit de savoir si les enfants cadets du duc de Rohan pourraient porter le nom de Rohan ou celui de Chabot. Il y eut d'abord six voix pour le prince dé Guémené et huit contre lui, auxquelles le Roi s'étant joint suivant sa coutume d'être pour la pluralité des voix, le duc de Rohan gagna son procès dans Ions ses chefs. » L'annotateur a ajouté : « Contre l'avis de tous les coui I isaus, qui ne doutoient pas du crédit du prince de Soubise, qui étoit partie contre son beau-frère le duc de Rohan. La chose fut fort débattue devant le Roi, qui se rangea du côté du plus grand nombre des voix suivant sa manière ordinaire. » Il n'y a rien de cette solution du litige dans le Journal de Dam/eau, qui, chose surprenante, ne mentionne même pas le jugement", et cela explique pourquoi notre autour (ci-dessus, p. 134) n'a pas placé à sa vraie date, on 1701, la grande digression que nous avons ici, ou du moins une mention do l'arrêt du "2<> août.
;>. .1 surcharge un da[n*] inachevé et effacé <\u doigt.
4. Tempérament transactionnel, parti moyen : Liltrê, art. Milieu.
a II dit même ce jour-là (tome X, p. 105) : « Le Roi travailla l'après-djnée avec M. «le Pontchartrain, cl pu is alla tirer. » C'est chose bien rare que nous ayons ;i relever riiez lui pareille erreur ou lacune.
curieux
où le procès
se juge.
conjecturées; on ne s'y trompa que de ce1 qu'il fallut précisément pour former l'arrêt. On voyoit encore que celles qui seraient pour le duc de Rohan ne seroient que foiblement énoncées par des gens conduits par leur conscience, mais accoutumés à se tenir dans le terme étroit du devoir, sans s'affectionner2 jamais, et moins encore vouloir pré- Conseil valoir. Les juges entrés, le Roi alla à Chamillart, avec qui il avoit le plus de familiarité, et lui demanda tout bas pour qui il seroit3. Chamillart lui répondit à4 l'oreille : « Pour Mme de Soubise; » car, depuis quelque temps, M. de Guémené étoit effacé, et cette affaire ne s'appeloit plus que celle du duc de Rohan et de Mme de Soubise. Dès que tous furent en place, avant que le rapporteur eût ouvert la bouche : « Messieurs, dit le Roi, je dois justice à tout le monde; je veux la rendre exactement dans l'affaire que je vais juger. Je serois bien fâché d'y commettre aucune injustice; mais, pour de grâce5, je n'en dois à personne, et je vous avertis que je n'en veux faire aucune au duc de Rohan. » Et tout de suite, passant les yeux sur toute la séance6, il commanda au rapporteur de commencer. On peut juger de l'impression de ce préambule si peu usité, et quel aussi en put être le dessein. L'affaire dura six heures de suite ; le Roi avoit dîné exprès de fort bonne heure pour donner tout le temps, et n'avoir pas à y revenir. Le rapporteur parla deux heures avec une netteté et une précision dont ils furent tous charmés ; il n'omit rien de part et d'autre, tout fut mis également dans le plus grand jour, et pesé de même7. La conclusion surprit fort