‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 152 sur 610 · Dont surcharge et · texte numérisé non relu

Dont surcharge et

4. M. Kerviler, qui a raconté ce procès dans la Bretagne à V Académie française, 2e série, ch. v, p. 35-40, h propos du coadjuteur, n'a pu retrouver ou identifier le mémoire de celui-ci. Ce doit être la Récapitulation du procès datée de 1704 et signée de l'avocat Bégon : Bibl. nat., F» 344, n° 14 498.

5. C'est là aussi, comme notre auteur l'a raconté (tome V, p. 257- 258), et comme il le rappellera dans le prochain volume, que la belle princesse de Soubise venait présenter ses sollicitations au Roi.

(>. « Fils des plus tendres amours » (tome Vil, p. 83; compares l'allégorie sur son sacre, tome IX, p. 10). 7. Tomes V, p. 146, et XII, p. 387.

qui l'écoutoit avec son silence ordinaire1, n'y put enfin résister, et, de son ton de fausset et son air audacieux. : « Gela s'appelle, lui dit-il, soutenir une odieuse cause par des propos encore plus odieux; » et lui tourna le dos. Cette sortie publique, et si peu ménagée, que la contenance et l'air des nombreux assistants applaudirent, déconcerta tellement le jeune et beau prélat, qu'il ne répliqua pas une seule parole, et qu'il n'osa plus haranguer.

Le lendemain2, le même cortège se présenta à l'entrée des juges, à3 la porte du cabinet du Roi, et, vis-à-vis, le duc de Rohan, uniquement accompagné de la duchesse sa femme et de leur fils aîné. Le duc de Rohan avoit supplié le Roi que l'affaire, au moins, fût jugée sans milieu4 et sans retour, et avoit eu pour réponse sèche qu'on lui feroit justice. A la connoissance qu'on avoit de tous les personnages qui dévoient être juges, leurs opinions étoient déjà

Page 1