‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 177 sur 610 · Notre tome II, p. 202-205. — 8. Estoit corrigé en est · texte numérisé non relu

Notre tome II, p. 202-205. — 8. Estoit corrigé en est

Limeuil.

terre1, et ce que c'est aussi que le comté d'Auvergne, qui2 a été plus d'une fois dans la maison de la Tour, et y est encore3 : toutes deux terres toutes ordinaires et très distinctes de la province d'Auvergne4.

François5 III de la Tour, vicomte de ïurenne, mort en Mlle de 1557, ne prétendit pas plus que ses pères quoique gendre du connétable Anne de Montmorency6. Lui et Mlle de Limeuil7 étoient enfants des deux frères8. Elle étoit fille d'honneur de la reine Catherine de Médicis, trop connue par le malheur qui lui arriva9. Je la cite ici pour montrer

1. L'académicien Lancelot, qui qualifiait Y Histoire de Dauphiné, par Chorier (1661 et 1672), de « ramas de romans, » dit, de la terre appelée Dauphiné d'Auvergne, que le nom ne s'en voit qu'à partir de 1220 dans la maison d'Auvergne, sans doute à cause du mariage d'une fille du premier comte d'Albon surnommé Dauphin avec un comte d'Auvergne, et que leurs descendants, « frappés de l'éclat qu'avoit pris dans le monde cette nouvelle dignité, se la donnèrent aussi » (Histoire de V Académie des inscriptions, tome VIII, 1726, p. 708). Quant à la vente manquée en 1695, il existe dans les Papiers Bouillon, carton R2 66, aux Archives nationales, un mémoire du cardinal, avec une lettre par laquelle il priait M. de Pontchartrain père de mettre le mémoire sous les yeux du Roi, et qui confirme tout ce que Saint-Simon nous en a dit. On trouvera la lettre ci-après, appendice VI.

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