Voyez ci-après, p. 242, note
3. Comparez avec ce qui va suivre les pages écrites sur le même sujet, par Saint-Simon, dans son mémoire de 1710 sur les maisons de Lorraine, de Rohan et de la Tour, et dans les Brouillons de 1711 (Écrits inédits, tome III, p. 256-274 et 330-331). Un volume de ses Papiers, le n° 31, aujourd'hui France 186, est presque entièrement formé de pièces relatives aussi à ce sujet, et qu'il va employer. Les n05 44 et 45 (France 199 et 200) contiennent également plusieurs mémoires faits par lui en diverses occasions. Les archives de la maison de Bouillon
Maison La maison de la Tour1, originaire de la province d'Au-
de la Tour, vergne, bonne, ancienne, bien alliée, heureuse en grandes successions de traverse2, et en quelques mariages dont l'événement lui a donné un éclat de hasard, n'avoit jamais eu ni prétendu aucune distinction particulière, et avoit toujours roulé d'égal avec les Montboissiers3, les Montmorins4, les Saillans5, et les premières maisons de leur commune province0. On a vu p. 567, à propos du dauphiné d'Auvergne que le Roi empêcha Monsieur de vendre au cardinal de Bouillon, ce que c'est8 que cette
sont conservées, depuis l'année 4812, aux Archives nationales; un inventaire sommaire en a été donné, de 1870 à 1872, dans les tomes XVI-XX du Cabinet historique.
1. Au dix-septième siècle, on ne possédait, comme ouvrage de fond, que celui de Christophe Justel (1645) : Histoire de la maison d'Auvergne justifiée par chartes, titres, ou autres preuves authentiques, enrichie de plusieurs sceaux et armoiries. Le livre de Baluze ne parut qu'en 1708. L'étude la plus récente est celle que M. Stephen Leroy a imprimée à Sedan en 1896 : Notice armoriale et généalogique sur la maison de Bouillon-la- Tour. Le feu président Burin des Roziers avait publié, de 1887 à 1892, une Histoire de la baronnic de la Tour-d'' Auvergne et de ses seigneurs jusqu'à V échange contre Sedan.
2. Sur cet emploi, dérivé de « voie de traverse, » voyez Traverse 2°, dans le Dictionnaire de Littré. Nous aurons (éd. 1873, tome XII, p. 441) « des jeunes gens de traverse. »
3. Devenus en 1511 comtes de Beaufort et marquis de Canillac.
4. Tige des marquis de Saint-Hérem dont il a déjà été parlé plusieurs fois; peut-être ayant même origine que les Montboissier, et remontant comme eux au dixième siècle.
5. Il y avait au moins deux terres et deux familles très anciennes de ce nom; la terre qui appartenait au diocèse de Saint-Flour est celle que la dernière héritière du chancelier du Bourg apporta en 1616 aux d'Estaing, que nous connaissons déjà (tomes I, p. 237, et 111, p. 96), mais qui étaient originaires du Rouergue, et non de l'Auvergne, d'ailleurs de très ancienne noblesse, et jouissant, depuis Bouvines, disaient-ils, du privilège d'avoir mêmes armes et même livrée que le Roi. Le château d'Estaing existe encore au N. 0. d'Espalion, sur le Lot.
6. Il en a dit autant des Rohan, p. 169. On verra ci-après, appendice V, ce que d'Hozicr pensait, précisément en cette année 1706 où nous sommes, de l'ancienneté de la maison de la Tour.