‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 195 sur 610 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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sortie. De cette courte analyse il résulte que, des huit générations de la Marck qui ont possédé Sedan, dont les six dernières ont eu Bouillon aussi, aucune n'a eu ni prétendu aucun rang ni distinction à ces titres, ni à1 ceux de leur naissance; que le seul dernier maréchal, grand-père de l'héritière, a eu le rang personnel de duc par le crédit de sa belle-mère, et qu'ils ont eu des charges et des emplois que des princes, ou gens qui voudraient l'être, n'auroient pas acceptés ; que Sedan est un fief mouvant du domaine de Mouzon; que c'est le père de l'héritière qui, le premier, a changé, sans titre aucun et de son autorité privée, le titre de seigneur de Sedan, que ses prédécesseurs avoient toujours pris, en celui de prince de Sedan, et que la folie qu'eut le père du premier maréchal de la Marck de déclarer la guerre à Charles V ne leur donne aucun droit de souveraineté, non plus que la protection accordée par lettres de nos Rois, ni la mention faite d'eux dans les traités de paix, comme de tous autres seigneurs particuliers des frontières qui2 touchent les dominations différentes; que Sedan relevoitdes archevêques de Reims, comme seigneurs de Mouzon, sans aucune difficulté, avant que le Roi se fût accommodé de ce domaine3; enfin, que Sedan, possédé par la maison de Jausse en Brabant, ensuite4 par celle de Barbanson, seigneurs de Bossu, après par celle de Braquemont3, fut enfin vendu à celle de la Marck, comme on a

1. Cet à, écrit en fin de ligne, est répété à la ligne suivante.

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