Qui corrige l'abréviation de que surchargeant un d
3. Sedan, déclaré indivis entre Liège et Reims par le traité de Francheval, fut cédé en échange à Charles V le Sage, en 137!).
A. Ensuitte est en interligne, au-dessus d'après, biffé.
5. Ci-dessus, p. 184-185. L'abbé de Longuerue avait exposé de même dans sa Description, Ve partie, Additions, p. 383, la succession des Jausse ou Jauche, des Barbanson-Bossu et des Braqucmont; mais il eût dû indiquer que le Normand Guillaume de Braquemont était lieutenant général du duc Louis d'Orléans, en 4403, aux duché de Luxembourg et comté de Ligny, et que, 'ce duc ayant reçu Sedan en don de Charles VI, en 1400, son lils Charles le vendit à Guillaume de Braquemont. — Les Belges écrivent aujourd'hui : J anche, Bossut, Barbençon.
Don il Idii ;
son étal i
point duché;
mouvant
\ ii plus haut Voilà pour Sedan. Baucourt, Jametz, etc., n'eurent jamais tien de particulier; ce n'est pas la peine de s'y arrêter.
Bouillon est une ancienne seigneurie démembrée du coin té d'Ardenne que le célèbre Godefroy de Bouillon eut de sa mère lde1. Il étoit fils d'Eustache comte de Boulogne, de Liège, et fut investi du duché de la Basse-Lorraine2. Gomme il de R* îims ^°^ ^uc' on l'aPPela Ie duc Godefroy de Bouillon, parce qu'on étoit accoutumé auparavant à le nommer Godefroy de Bouillon selon la mode du temps pour les cadets de leur partage3, et cette terre n'a pas eu d'autre titre de passer et d'être dite le duché de Bouillon4. Godefroy, allant à la terre sainte, où il devint si célèbre, vendit Bouillon à Albert évêque de Liège, et Alberon, depuis son successeur, acquit en 1127, de Benaud archevêque de Beims, tout le fief que l'église de Beims avoit à Bouillon5. C'étoit
1. Ce n'est plus à Y Histoire généalogique, mais au Moréri, art. Godefroy, que notre auteur emprunte cette nouvelle digression, et le Moréri lui-même l'avait prise dans VHistoria Leodiensis de Fisen (1735), tome I, p. 247-248, ou bien dans la Description de Longuerue, 2e partie, p. 134-435. — Godefroy de Bouillon, chef de la première croisade, fut proclamé roi de Jérusalem en 1099, mais mourut le 17 juillet 1100, revenant d'une expédition heureuse contre le sultan de Damas. Sa mère, lde d'Ardenne, mourut en l'année 1113, en odeur de sainteté.
2. Plusieurs Eustache furent successivement, en ce temps-là, comtes de Boulognc-sur-Mer. Selon le précis que le Moréri en donne, Eustache II, dont la sœur avait épousé Frédéric d'Ardenne, duc de la Haute-Lorraine, se maria lui-même, en décembre 1059, avec lde, fille de Geoffroy ou Godefroy d'Ardenne, duc de la Basse-Lorraine, aujourd'hui Brabant, et en eut : 1° Godefroy, qui devint duc de la Basse- Lorraine par donation de son oncle maternel; 2° Baudouin, qui fut aussi roi de Jérusalem ; 3° Alix, femme de l'empereur Henri IV.
3. Ce membre de phrase, depuis parce qu'on, est ajouté en interligne et sur la marge.
4. Voyez, aux Additions et corrections, une citation d'Ozerav.
5. Le premier de ces évèques de Liège s'appelait Otbert et occupa le siège de 1092 à 1117; son second successeur, Alberon ou Âdalberon, siégea de 1121 à 1128. Renaud de Martigné ou des Prés, ancien évêque d'Angers, fut archevêque de Reims de 1128 à 1138. Voyez ci-après, Additions et corrections.
apparemment la mouvance1. Au moins ne prétendra-t-on pas qu'une terre sans titre et démembrée du comté d'Ardenne fût une souveraineté2. On a vu ci-devant3 comment elle a passé des évêques de Liège dans la maison de la Marck; mais cette église ni les états de Liège4 n'ont jamais cédé, non seulement la mouvance, mais la propriété, et, à travers les guerres et les traités, jusqu'à celui de Ryswyk exclusivement, ils l'ont toujours revendiquée5. M. de Bouillon fils du maréchal et frère aîné de M. de Turenne, et petit-fils maternel du grand Guillaume prince d'Orange, se trouvant gouverneur de Maëstricht pour les
1. Tout cela peut être emprunté au texte de Longuerue, qui parait faire quelque confusion entre les évêques Otbert et Alberon. Dans sa dernière édition de 1759, le Moréri présenta cette observation sur l'article de Godefroy : « Plusieurs historiens, ne faisant pas attention que Godefroy n'étoit pas propriétaire du duché de Bouillon, qui formoit le patrimoine d'Ide sa mère, qui lui a survécu, ont avancé qu'il avoit vendu, donné ou engagé ce duché à Otbert, évèque de Liège; mais ils varient, tant sur le prix que sur la qualité du titre ; aucun n'en cite la date, et ne le rapporte. Fisen, historien liégeois, assure même que, quelques recherches qu'il ait faites, il n'a pu en découvrir aucun instrument. »
2. La Chambre des comptes de Paris ne cessa de protester, notamment en 1547 et en 1609, contre la qualification de souveraineté. Cette souveraineté fut cependant reconnue encore le 5 mai 1616, par des lettres de protection (ms. Clairambault 1155, fol. 103 et suivants; Baluze, Histoire de la maison d'Auvergne, tome II, p. 801-802; Mercure françois, 1617, tome IV, p. 1-13). Le duc rendait des édits perpétuels et irrévocables, avec les formules « par la grâce de Dieu » et « de notre certaine science et pleine puissance, » et avec la conclusion : « Car tel est notre plaisir. » La qualification de « prince par la grâce i\e Dieu » continua à être admise, même dans les instruments diplomatiques, jusqu'en 1733, qu'on y mit enfin bon ordre (Lettres de la duchesse de Lorraine à Mme dWulèdr, p. 153 et 155; Mémoires de Lui/nes, tome II, p. 121-125; Mathieu Mar<tis, tome 111, p. 25).