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8. Voyez les Actes de la paix de Nimègue, tome III, p. 308 et 542. Pomponne, dans son mémoire sur YÉtat de V Europe en 1680, p. 217- 219, résume les arguments présentés par le cardinal de Bouillon, lors des négociations de 1678, pour faire rendre la ville à son frère. La prise de possession pour celui ci se fit le 15 juin 1678 : Gazette, p. 583.
Bouillon en jouit. 11 n'est pas nécessaire de s'y étendre davantage1. En aucun temps2 depuis, les évêques, le chapitre et les états de Liège3 auroient été mal reçus à disputer Bouillon, quoique payé tant de fois, et, de plus, de leur ancien domaine, au fils de celui à qui ils l'avoient si bien payé la dernière, à qui Louis XIV l'avoit donné après l'avoir pris sur eux, et qui lui a toujours accordé sa protection pour le garder*. La suite de ce qu'est devenu Bouillon, pour n'être pas interrompue, nous a conduits jusqu'à Louis XIV5 et à son grand chambellan; avant de parler de la maison de celui-ci, il faut achever ce qui regarde celle de la Marck.
On a vu ci-devant6 que l'héritière de Sedan et Bouillon avoit un oncle unique, frère cadet de son père7. Il portoit le nom de comte de Maulévrier8, et prit le nom de duc de Bouillon après la mort de sa nièce, en 1594. 11 n'eut jamais ni ne prétendit aucun rang, servit Charles IX et Henri 111 en leurs guerres, fut capitaine des cent-suisses de la garde et chevalier de l'Ordre le dernier décembre 15789, qui est la première promotion qui ait été faite10. Les ducs de Nevers Gonzague11, Mercœur frère de la Reine femme d'Henri III12,
4. Il reviendra sur ce point en 1740. — 2. Temps est en interligne.
3. Sur ces différents organes du gouvernement local, on peut voir la Gazette de 4676, p. 307, de 4678, p. 227, et de 4684, p. 583-584.