Ci-dcssus, p
i. Ny les Estais de Liège est ajouté cm interligne. Ci-après, p. 198.
5. Affaires étrangères, vol. France 1056, fol. 267-281. hnhof (Notitia S. IL Imperii, p. 153-454) a résumé les mémoires que l'évèque de Liège produisit aux conférences de Nimègue et qui étaient conformes à ce qui vient d'être raconté. Voyez ci-après, p. 198, note 8.
seigneur
de Bouillon
plus que
1res précaire
Hollandois, se fit craindre des Liégeois1, avec qui il traita en M» •! sana prendre la qualité de duc de Bouillon dans l'acte qu'il passa avec eux, et renonça à toutes prétentions sur Bouillon et ses2 dépendances pour cent cinquante mille florins, qu'il acheva de toucher en 1658, sans avoir pourtant3 cessé de porter le même nom4; et, au traité des Pyrénées, il ne se parla plus de Bouillon possédé M. de Bouillon par les Liégeois. Ils prirent parti pour l'Empereur, en 1676, contre le Roi; les François prirent Bouillon", que le Roi donna, en 1678, au duc de Bouillon, fils de celui dont on vient de parler, qui, sans aucun titre6 de souveraineté possible, comme on vient de le voir, y établit une cour souveraine7. Cette entreprise fit une grande difficulté à la paix de Nimègue; mais, à la fin, les Liégeois cédèrent et protestèrent, et il fut dit que la possession demeureroit à M. de Bouillon, et que la question de la propriété seroit décidée par des arbitres8. Oncques depuis il n'en a été parlé. On voit donc combien Bouillon est éloigné de pouvoir être une souveraineté, et à quel étrange titre M. de
1. Voyez la pièce imprimée en 1636: Discours des droits et prétention de Mgr Frédéric-Maurice de la Tour, duc de Bouillon, prince souverain de Sedan, contre Vévêque et le chapitre de Véglise de Liège et les états et communautés dudit pays, et la Liste chronologique des édits et ordonnances de V ancien duché de Bouillon, qui a été publiée en 1865 à Bruxelles. En 1756, le duc de Bouillon d'alors méditait de racheter les droits ou les prétentions de l'évèque son voisin, comme le racontent les Mémoires de Luynes, tome XIV, p. 376.
2. Et ses surcharge moyennant]. — 3. Pourtant est en interligne.
4. Ce ne peut être Frédéric-Maurice qui « acheva de toucher en 1658, » puisqu'il était mort dès 1652. L'erreur doit venir d'une fausse interprétation du texte de Longuerue, ci-après, Additions et corrections.
5. Ce fut le maréchal de Créquy qui s'en empara le 30 septembre 1676.