‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 20 sur 610 · Ce verbe surcharge des lettres illisibles · texte numérisé non relu

Ce verbe surcharge des lettres illisibles

6. « M. le maréchal de Villeroy sera parti de Valenciennes avant que M. de Vendôme n'y arrive : ainsi il ne le verra qu'en cas qu'il le trouve en chemin » (Dangeau, p. 169). C'est ce qu'il avait demandé, comme le prouve une lettre de Mme de Maintenon à la princesse des Ursins (recueil Bossange, tome I, p. 24). Le 27 juin, le Roi avait notifié au maréchal que, puisque sa dernière lettre de la main ne le déterminait pas à rester, et que, à son estime, M. de Gacé pouvait le suppléer, il était maître de prendre son parti, Chamillart ajoutant qu il était regrettable que le maréchal, uniquement sensible à sa dou-

Ce retour fut bien différent de ceux de toutes les précédentes années : il arriva à Versailles le vendredi 6 août1, et vit le Roi chez Mme de Maintenon ; cela fut court et sec2. Il obtint sans peine de différer quelques jours à prendre le bâton sur ce que son équipage n'étoit pas arrivé, et qu'il avoit beaucoup d'affaires3 : il étoit dans son quartier de capitaine des4 gardes5. Il s'en retourna promptement à Paris, ne vit point Ghamillart, et acheva de gâter ses affaires par se plaindre hautement de lui 6. Ce n'étoit plus le temps où le langage, les grands airs et les secouements7 de perruque passoient pour des raisons ; la faveur qui soutenoit ce vuide étoit passée. Ghamillart n'étoit pas cause qu'il eût formellement désobéi aux ordres réitérés de ne se commettre à rien avant la jonction de Marcin; ce n'étoit pas lui qui lui avoit fait choisir un si étrange terrain pour combattre, et si connu pour tel, qui lui avoit fait faire une

leur, n'eût pas su répondre à l'amitié témoignée par son souverain. Le 1er août enfin, le Roi lui notifia la prochaine venue du duc de Vendôme, lui permit de revenir vingt-quatre heures avant que ce prince n'arrivât à l'armée, et annonça qu'il « se réservait à l'entretenir » (Guerre, vol. 1933, fol. 49, 51 et 54, vol. 1937, n°9 272-273, et vol. 1939, n° 1). Avant de partir, le maréchal eut une entrevue très froide avec l'Électeur, qui ne se retint plus de se plaindre de lui (vol. 1937, n09 250 et 363).

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