‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 215 sur 610 · L'initiale de fut corrige un d · texte numérisé non relu

L'initiale de fut corrige un d

6. Cette anecdote, que Saint-Simon peut avoir empruntée aux (Economies de Sully, tome II, p. 449, et la suivante aussi, se retrouvent dans son Mémoire sur les maisons de Lorraine, Rohan et la Tour (4740), au tome III des Écrits inédits, p. 264 (avec référence aux auteurs du temps), et dans la grande Addition sur l'Ordre : notre tome I, p. 320.

7. En 4606, le 44 septembre. Voyez les relations du temps dans les Journaux de P. de VEstoile, tome IV, p. 383-387, dans \o Mercure françois, tome I, fol. 440-442, dans le Cérémonial françois de Godefioy,

réchal de Bouillon, quoique huguenot, pour porter un des honneurs1, car il n'y a point de difficulté avec les huguenots pour le baptême lorsqu'il ne s'agit pas d'être parrains. Le maréchal, qui se vit au rang de maréchal de France pour l'honneur qui lui étoit destiné à porter, se rabattit à supplier Henri IV de lui permettre de n'en porter aucun : ce qu'il obtint2 fort aisément. Il se contenta de ces deux tentatives, et n'osa pas se commettre à en entreprendre davantage dans les intervalles qu'il passa à la cour. 11 prit toujours dans ses titres la qualité de prince souverain de Sedan, de duc souverain de Bouillon3, et ne signa jamais ni actes ni lettres que simplement : h. de la tour4. Pour sa femme, elle passa toute sa vie à Sedan, où il mourut en mars 16235, et elle en septembre 1642, aussi ambitieuse, et guères moins habile que son mari.

Leurs enfants6 furent les deux célèbres frères le duc de Bouillon et le vicomte de Turenne, la duchesse de la Tré-

tome II, p. 173-192, et dans le Cabinet historique, année 1872, p. 226-231. Le volume 20 des Papiers de Saint-Simon, aujourd'hui France 175, contient (fol. 1-121) les relations de plusieurs baptêmes de princes.

1. Tome IX, p. 222 et 465. On voit dans la relation de M. de Loménie, rapportée par Godefroy, que les trois honneurs des « compères » furent portés par M. de Montpensier (le bassin), M. de Soissens (l'aiguière), M. de Conti (la serviette), et ceux de l'enfant par M. de Vaudémont (le cierge), par le chevalier de Vendôme (le chrémeau) et par le duc son frère (la salière). Il y eut deux autres disputes entre MM. de Vaudémont et de Vendôme, les ducs de Nevcrs et de Guise.

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