Faits est en interligne, au-dessus d'un et biffé
Maréchal
de Bouillon
la Tour ;
titres
qu'il prend,
et
ses deux
infructueuses
prétentions.
faveur et toute la protection d'Henri IV, bientôt après1 par ceux de ses ennemis contre ce monarque et contre son fils parmi des entreprises et des abolitions2 continuelles, il voulut essayer de se procurer un rang qui répondît à tant de grandes choses. 11 n'en eut jamais aucun en France, il n'y eut que les distinctions communes à tous les maréchaux de France. 11 se trouva à l'assemblée des Notables à Rouen, où Henri IV étoit présent et en fit l'ouverture3. Le maréchal de Bouillon s'avisa de s'aller mettre dans le banc des ducs, qui l'en firent sortir4. Sa ressource fut5 de s'aller placera la tête de celui des maréchaux de France, dont il se trouva l'ancien ; mais il sentit toute la mortification d'une tentative si peu heureuse6. L'autre fait arriva au baptême de Louis XIII, qu'Henri IV fit faire très solennellement7. Il nomma le ma-
4. Ces deux mots sont en interligne, au-dessus iïensuitte, biffé.
2. V abolition est « le pardon que le prince accorde d'autorité absolue pour un crime qui n'est pas rémissible par les ordonnances » (Dictionnaire de V Académie, 4748 et 4878). Voyez les formules et la procédure dans le Journal d'Olivier d'Ormesson, tomes I, p. 272-273, et II, p. 425-427, et dans mon mémoire sur la Rébellion d"Hesdin, Fargués et le premier président Lamoignon (4897), p. 60. Les originaux des lettres d'abolition et de protection accordées au maréchal de Bouillon, en avril 4606, se trouvent aux Archives nationales, K 408, nos 722 et 738.
3. L'assemblée qui s'ouvrit le 4 novembre 4596 : Godef'roy, Cérémonial françois, tome II, p. 382-386.
4. Quoique M. de Bouillon ne fût pas regnicole, Henri II lui avait accordé la jouissance des mêmes prérogatives qu'aux ducs français. Un brevet du 2 juin 4607, en complétant un autre du 44 août 4572, régla le rang de M. de Bouillon au-dessus de M. d'Uzès, le plus ancien des ducs et pairs : Arch. nat., K 98, n° 52*, et K 408, n° 93*.