On a publié ses « Dernières paroles et consolations
6. Tomes IV, p. 41, V, p. 30-31, et VI, p. 431. Des lettres de naturalité pour ces enfants furent délivrées en février 1609 : ms. Arsenal 5415, fol. 471-478.
moïlle, la comtesse de Roucy la Rochefoucauld mère du comte de Roye mort retiré en Angleterre, la marquise de Duras mère des maréchaux de Duras et de Lorge et du comte de Feversham, Mme de la Moussaye, Goyon comme les Matignons, dont la branche s'est éteinte, et dont les filles furent Mmes de Montgommery et du Bordage1, et Mlle de Bouillon, morte en 1662 sans alliance2. nuc Les deux fils ne furent ni moins ambitieux, ni moins
de Bouillon, habiles, ni moins remuants que leur père. Leur vie, dont son échange. ^es histoires de leur temps sont remplies, ne furent de même qu'un cercle d'entreprises et d'abolitions \ et leur union, leur concert, leur mutuel appui, incomparable. Ce qui devoit coûter la tête à M. de Bouillon lui procura ce qu'il n'eût pas eu en récompense, s'il eût sauvé l'État4. Le cardinal Mazarin voulut s'attacher deux frères de ce mé-
1. Tome VI, p. 429-431. Il y a ici une erreur : Henriette-Catherine de la Tour, mariée au marquis de la Moussaye (tome V, p. 30), eut bien deux filles; mais la seconde seule, Elisabeth, se maria, en juillet 1679, avec René de Montbourcher, marquis du Bordage, et elle mourut le 18 octobre 1701. L'ainée, Marie, refusa de se convertir lors de la Révocation, fut tenue quatre ans en prison, fut finalement expulsée du Royaume en mai 1691, et mourut en Hollande le 8 octobre 1707, sans s'être mariée. C'est leur frère Henri, marquis de la Moussaye et comte de Quintin, qui épousa une Montgommery-Ducey, et Saint-Simon a déjà parlé longuement (tome V, p. 30-33) de cette dame, remariée en 1698 au comte de Mortagne.
2. Histoire généalogique, p. 539; comparez le livre de M. Stephen Leroy, p. 42-53. Charlotte de la Tour, protestante très fervente, qui fut inhumée à Charenton en juillet 1662, était, selon Mme de Motteville (Mémoires, tome III, p. 175-176), « sœur et très bonne sœur du duc de Bouillon, » et elle partagea avec la duchesse, en 1650, la disgrâce dont il sera parlé plus loin. On a, aux Archives nationales, K 118, n° 20, les copies de lettres écrites à Mazarin et à Turenne par elle et par Mme de Bouillon, lors de leur défection, 16 février 1650.