‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 227 sur 610 · Tome XIII, p. 296 et 345. — 3. Crée, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Tome XIII, p. 296 et 345. — 3. Crée, dans le manuscrit

4. Voyez, sur cette locution, nos tomes XI, p. 165, et XIII, p. 218, et comparez les Lettres de Mme de Sévignc, tome XI, p. 87, et les Lettres de Madame, éd. Jaeglé, tome III, p. 10.

5. « M. de Luynes, qui sentit le poids d'un tel concurrent (Lesdiguières) à l'épée de connétable, le lit sonder; le vieux et rusé capitaine donna les mains à tout, et il en résulta que, par M. de Luynes même, qui fut fait connétable, le duc de Lesdiguières le devint plus que lui par le rare titre de maréchal général des camps et armées >» (Écrits inédits, tome VI, notice Lesdiguières, p. 5).

6. Voici comment tous ces faits (p. 220-222) ont été résumés dans YHistoire généalogique, que notre auteur a sous les yeux : « Il se retira de la cour, prit le parti des Princes pendant les troubles qui agitoient le Royaume, et perdit, le 15 décembre 1650, la bataille de Rclhel. La bonté du Roi et son propre mérite le rappelèrent; il eut b> commandement des armées de S. M. durant les troubles de l'année 11)52. Les combats de Bléneau, du faubourg Saint-Antoine, et la

France, qu'il commandoit tous1, cessant de l'être luimême, mais n'étant pas connétable et ne pouvant en porter les marques 2, ne voulut plus de celles de maréchal de France, dont il quitta les bâtons à ses armes, et le titre de maréchal, qu'il avoit toujours portés3 depuis plus de dix-sept ans qu'il l'étoit, pour reprendre celui de vicomte de Turenne, qu'il avoit porté avant d'être maréchal de France4. 11 signa tout court : Turenne, ou : H. de la

retraite qu'il fit devant l'armée des Princes à Villeneuve-Saint-Georges lui acquirent beaucoup de gloire et d'honneur; il n'en eut pas moins à la prise de Rethel et de Mouzon, en 1653, et à la levée du siège d'Arras l'année suivante, où il força les lignes des Espagnols. En 1655, il prit le Quesnoy, Landrecies, Condé et Saint-Guillain, en Flandres. L'année suivante, il fit une retraite honorable au siège de Valenciennes, ne laissa pas d'emporter la Capelle et faire lever le siège de Saint-Guillain. Le secours d'Ardrcs, la prise de Saint-Venant et du fort de Mardyck furent ses exploits en 1657. L'année suivante lui fut encore plus glorieuse par le fameux combat des Dunes, près de Dunkerque, où il remporta la victoire sur les Espagnols, avec cette importante place. Tant de grands services lui acquirent avec justice la charge de maréchal général des camps et armées du Roi, qui lui fut donnée à Montpellier le 7 avril 1660.... » Cette date est inexacte, puisque, comme il a déjà été dit aux tomes I, p. 132, et V, p. 278, les provisions originales sont du 5 avril. Le lendemain, Turenne écrivit à sa femme une lettre qui a été publiée en 1875, dans le Bulletin de la Société de V Histoire du Protestantisme français, p. 123-125. Mazarin avoit promis cette nomination depuis le mois de février précédent, comme on le voit par les lettres de Turenne reproduites dans l'Histoire des princes de Condé, tome VII, p. 127-128. C'est dans les Papiers de notre auteur (aujourd'hui France 167, fol. 80-84) que se trouve l'original de la lettre de Jeau du Bouchet, sur cette nomination, que j'ai citée (tome XIII, p. 296, note 3) comme ayant été publiée en 1884 par le comte de Cosnac; Ludovic Lalanne l'avait déjà donnée en 1858, dans la Correspondance de Bussy.

1. Le règlement pour précéder tous les maréchaux est imprimé dans les Œuvres de Louis XIV, tome III, p. 124.

2. L'écu accosté de deux dextrochères mouvant d'un nuage et armés d'une épée haute et nue.

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