Maistres, au pluriel, corrigé en maistre, au singulier
4. La bibliographie des œuvres de Baluze a été faite en dernier lieu par M. Ernest Rupin et par M. René Fage, ses compatriotes. Parmi les ouvrages qu'il fit paraître après la mort de Colbert, il faut citer la Conciliorum nova colleclio (1683), les Vitse paparum Avenionensium (1693), que l'Index censura lorsque fut mort son protecteur Casanata, et quelques-uns des volumes de Miscellanea. Disgracié en 1710, Baluze ne s'occupa plus que de l'histoire de Tulle, sa patrie, d'une édition critique des écrits de saint Cyprien, et d'un recueil sur le concile de Bâle. Saint-Simon ne possédait que son édition célèbre des Capitularia regum Francorum et un exemplaire de Y Histoire de la maison d'Auvergne.
5. On trouvera ci après, p. 556-557, ce que le cardinal fit pour Baluze soit dans le cours de son travail, soit après la disgrâce de 1710.
de la maison d'Auvergne
estimées1. Ce n'étoit pas qu'on le crût à toute épreuve. Sa complaisance pour cet autre maître le déshonora : il Histoire fit une généalogie de la maison d'Auvergne, c'est-à-dire de la Tour, dont le nom peu à peu se supprimoit pour par
faire place au postiche, et il la fit descendre de mâle en Baluze. mâle des anciens2 comtes d'Auvergne cadets des ducs de Guyenne. La fausseté veut être bien concertée; mais il est Le cardinal dangereux qu'elle la soit trop : il faut attraper un milieu d(J
avec adresse pour tromper avec un dehors de simplicité fait faire qui surprenne, et qui impose. Ce fut l'écueil contre lequel 1g cartulaire toute cette belle invention se brisa. Rien de plus semblable cette histoire au cartulaire que cette nouvelle généalogie par ses découvertes ignorées jusqu'alors, et, quoique cette pièce la dût être3 entièrement pendant la composition de l'ouvrage, [puis] qu'elle ne devoit pas encore être trouvée, l'un et l'autre se montra* prêt en même temps5. Néanmoins, il fut jugé plus expédient de produire le cartulaire le premier, et d'en attendre le succès avant de publier Y Histoire de la maison d'Auvergne6. Pour le mieux assurer, le cardinal de Bouillon joua le modeste, et fit difficulté d'ajouter foi à une pièce si décisive. Il en parla en confiance à ce qu'il put de savants, avec doute, en les priant de bien examiner et de ne le laisser pas prendre pour dupe; et toutefois ajoutoit, avec un air de désir et de complaisance, que cette descendance étoit de tout temps l'opinion et la tradition de sa maison, quoique, et voilà une belle contradiction7, jusqu'au maréchal de Bouillon, elle ne fût pas tombée dans la
4. Estoit a été corrige e,n estoienl, et le pluriel ajouté à estimée.
2. Avant anciens, il a biffé un premier anci[ens], surchargeant C[omles].
3. Ces cinq derniers mots sont en interligne. Ensuite, Saint-Simon a biffé ignoré après entièrement, et, plus loin, avant puisqu'elle, il a biffé aussi coe il devoit Veslre, et' même, par mégarde, fui»*