Coe est en interligne, au-dessus d'un et biffé
3. Voyez, en dernier lieu, nos tomes XI, p. 77-79, et XIII, p. 45 et 202.
4. Cluny, Saint-Vanne et Saint-Maur. Ces trois congrégations se consacraient, à l'envi l'une de l'autre, aux travaux d'érudition et de critique historique, comme le font leurs représentants actuels.
5. Etienne Baluze, né à Tulle, le 24 novembre 1630, d'une famille de magistrature locale, prit les ordres mineurs et fut pourvu, comme clerc tonsuré et grâce à la protection de Colbert, de divers prieurés et canonicats, même d'une charge d'aumônier du Roi (9 août 1679), mais se donna entièrement à la publication des textes historiques et à l'enseignement du droit canon dans la chaire du Collège de France dont il fut pourvu le 31 décembre 1689, et mourut à Paris, le 28 juillet 1718. On a son portrait à mi-corps, gravé par S. Thomassin d'après Rigaud.
qui avoit formé la belle et immense bibliothèque de M. Colbert, qui protégea toujours les lettres et les sciences1, s'étoit fait un grand nom en ce genre et beaucoup d'amis par avoir été souvent l'introducteur des savants auprès de ce ministre, et le canal des grâces2. Il avoit soutenu sa réputation, depuis la mort de son maître3, par plusieurs ouvrages qu'il avoit donnés au public4. Le cardinal de Bouillon se l'étoit attaché par des pensions et par des bénéfices5. Son fort étoit de démêler l'antiquité historique et généalogique, et ses découvertes et sa critique étoient
1. L'histoire de la bibliothèque de Colbert a été reconstituée par M. Léopold Delisle dans le tome I du Cabinet des manuscrits.
2. D'abord secrétaire de l'archevêque de Toulouse Montchal, et ensuite de son successeur le savant Marca, qui lui légua ses manuscrits, puis de l'archevêque d'Auch la Motte-Houdancourt, c'est vers 1G67 que Baluze s'attacha à Colbert, qui lui fit donner aussitôt une des pensions attribuées aux gens de lettres, et, outre les services qu'il rendit au ministre pour les acquisitions de livres et de manuscrits précieux, il composa pour son fils Seignelay des traités sur les décimes et sur les subventions extraordinaires du clergé. Il resta garde de la bibliothèque Colbertine jusqu'en 1700 et eut la direction du Collège de France de 1707 à 1710. Pierre Clément a publié une très petite partie de sa correspondance avec le ministre dans le tome VII du recueil des Lettres et instructions. Sa Vie, dont lui-même avait laissé une esquisse, a été racontée à plusieurs reprises par les historiens limousins, et, lorsqu'il mourut, ses collections manuscrites devinrent la propriété de la Bibliothèque du Roi, aujourd'hui Bibliothèque nationale.