Dangeau, p
3. Cette terre est située à mi-chemin entre Noyon et Ham. Du temps des Chaulnes, Condé, rebelle, y avait tenu conseil le 1er août 4653 (Gazette, p. 848), puis la cour y avait fait des séjours en août 4656 (Gazette, p. 874) et en mai 4670 (Gazette, p. 453). Guiscard l'acheta du duc de Chevreuse en octobre 4698, pour cinq cent quarante mille livres (voyez notre tome VIII, p. 426, note 5), et il en obtint l'érection en marquisat de son nom, au mois de janvier 4703 (Arch. nat., XlA 8699, fol. 242), dans l'intention de la substituer à sa fille, si elle épousait le "duc de Mortemart. Le château était beau, ainsi que les jardins, le parc et les eaux ; le revenu atteignait vingt-deux mille livres, toutes charges déduites (Dangeau, tomes VI, p. 446-447, et IX, p. 84). M. Alfred Ponthieux a publié en 1893 des Notes pour servir à V histoire de la paroisse de Guiscard au XVIe siècle, et une Notice sur L. de Guiscard, en 4895.
4. C'est à la fin d'août, dans un séjour du Roi à Meudon, que Guiscard « eut la permission d'y venir lui faire la révérence, et puis s'en retourna chez lui à la campagne » (Dangeau, p. 496); mais, quatre mois plus tard, le 6 janvier 4707 (ibidem, p. 277), il eut une audience et « se justifia sur les mauvais offices qu'on lui avoit rendus à la bataille de Ramillies. » Toutefois, on ne le voit pas, depuis lors, figurer à la cour, et, lorsqu'il mourra dans sa retraite de Picardie, en 4720, notre auteur dira que le Roi « ne put revenir sur son compte. »
s'accommodoit médiocrement du droit et du sec d'un général qu'il avoit vu longtemps lui faire presque sa cour en Flandres1 tandis2 [qu'] il faisoit tout dans l'armée sous M. de Luxembourg. Le Roi l'entretint longtemps, et le renvoya en Flandres 3.
M. de Vendôme, en partant de Paris pour Valenciennes4, avoit écrit à l'électeur de Bavière qu'il attendroit là ses ordres pour l'aller trouver où il lui manderoit. Le Roi étoit convenu avec lui de la manière dont il vivroit avec M. de Vendôme, duquel 5 la naissance lui étoit plus chère que les rangs de son royaume6. Les généraux en chef des armées du Roi, lorsqu'ils étoient maréchaux de France, et qu'ils avoient vu des Électeurs ou leur avoient écrit, ne leur avoient7 jamais dit ni écrit que Monsieur; ils avoient eu la main chez eux et un siège égal, leur avoient donné Y Altesse Électorale, et reçu l'Excellence. Villars n'en sut pas tant, et vécut avec l'électeur de Bavière comme s'il n'eût pas été maréchal de France; de la cour on ne songea pas à l'en avertir8. Marcin, après lui, en usa de même; ïallard aussi, pour le peu de temps qu'il y fut. Le mal venoit de plus loin. Boufflers, en Flandres, avoit tout gâté le premier: non seulement il étoit maréchal de France et général
à Versailles
et en
Flandres.
Traitement
des ducs
en
pays étrangers.
Usurpations
de rang
de l'électeur
de Bavière.
Traitements
entre lui
et M. de
Vendôme.