Leurs amis, leurs relations
en 1672 le gouvernement du Canada, où il fit si bien longues années, qu'il y fut renvoyé en 1689, et y mourut à Québec à la fin de 1698 V Son grand-père étoit premier maître d'hôtel et gouverneur de Saint-Germain; il fut chevalier de l'Ordre en 16192. Il avoit marié son fils3 à une fille de Raymond Phélypeaux, secrétaire d'Etat après son père et son frère4, ayant été auparavant trésorier de l'Épargne. Cela fit Frontenac, père du gouverneur de Canada, beau-frère de MM. d'Humières5 et d'Huxelles6. 11 falloit pourtant que ce ne fût pas grand chose, car on trouve avec les mêmes nom et armes7 un Roger de Ruade8, huissier de l'Ordre en 1641 , sieur de Cussy9, après
1. Notre tome VI, p. 166, note 4, et Ravaisson, Archives de la Bastille, tome VIII, p. 85-92. Sur les bonnes relations de Frontenac avec les Iroquois, sur son administration et sur ses opérations militaires, on peut voir le Mercure de mars 1702, p. 141-147, une lettre qu'il adressa à Mme d'Huxelles en 1696, et qui a été publiée dans la Revue rétrospective, 2° série, tome II, p. 181-182, l'ouvrage de M. Rameau de Saint-Père sur VAcadie, tome I, p. 212 et suivantes, les études de Mme Th. Bentzon sur le Canada, et surtout les tomes I et II de la Collection de manuscrits relatifs à Vhistoire de la Nouvelle- France. On trouvera son oraison funèbre prononcée à Québec, le 19 décembre, dans le ms. Fr. 13 516, fol. 163-197.
2. Tome VI, p. 167-168 et 609. Il est très souvent parlé de ce personnage et de ses enfants dans le Journal de Jean Héroard, comme étant des serviteurs familiers du roi Henri IV et de son successeur.
3. Henri de Buade, comte de Palluau et de Frontenac, tenu sur les fonts, le 23 juin 1606, par le connétable Montmorency et par Mlle de Vendôme, fut mestre de camp du régiment de Navarre de 1621 à 1622.