Il y en avait huit depuis la paix de Westphalie
10. Voyez, sur leur cérémonial, les Mémoires de Chevernij, p. 470
main étoit nouvelle; j'en expliquerai la raison dans un moment1. Le duc de Rohan-Chabot, qui fut depuis gendre de M. deVardes, alla voyager fort jeune2. Sur le point de partir, M. de Lionne, ministre et secrétaire d'État des affaires étrangères, lui envoya un compliment d'excuse, et le prier de passer chez lui. M. de Rohan y fut. M. de Lionne lui dit que le Roi ne le vouloit pas laisser partir sans une instruction sur sa conduite à l'égard des princes chez lesquels il passeroit, et qu'il s'étonnoit que lui, ou les personnes qui le conduisoient, n'y eussent pas songé eux-mêmes. Il l'avoit faite, et la lui remit signée de lui. Elle portoit ordre du Roi de ne voir aucun électeur qu'avec la main et l'égalité entière pour toutes sortes d'honneurs chez eux, à plus forte raison tous les autres princes, excepté le seul duc de Savoie, duquel il prétendroit toutes les mêmes choses que des Electeurs excepté la main3. C'étoit une déférence nouvelle que le Roi voulut bien accorder aux alliances si proches, et à la prétention de tête couronnée dont ses ambassadeurs obtinrent une
(en 4570), YHistoire de la Pairie, par Jean le Laboureur, chap. xvii, les Lettres de Bigot (1658), publiées dans Y Annuaire-Bulletin de la Société de V Histoire de France, année 1886, p. 245-246 et 250-252, et deux mémoires de 1741, Arch. nat., K 1712, nos 14 et 15. Non seulement notre auteur a traité le même sujet dans deux Additions, n°*343 et 433, et dans son mémoire sur les Changements arrivés à la dignité de duc et pair, mais il a réuni des documents dans le tome 36 de ses Papiers, vol. France 191, et y a placé aussi un extrait du Compendio délia bolla di Carlo V, parFr. Priuli, sur les rangs et prérogatives des Électeurs, ainsi que des traductions de l'allemand.