La première m de mesme surcharge d[é
3. Sur les gardes du corps et les charges de capitaines, on peut voir notre tome XII, Additions et corrections, p. 610-613, et la notice insérée dans le Supplément du Corps diplomatique, tome IV, p. 447-448.
4. Cette première compagnie, la seule portant des bandoulières blanches, avait été formée sous Charles VII. Elle ne se recrutait plus d'Écossais depuis que son capitaine Montgommery avait tué Henri II; mais elle conservait l'habitude de répondre à l'appel : Homir, qui signifie me voici en dialecte des highlanders. Voyez notre tome II, p. 365, note 1, et le P. Daniel, Histoire de la milice françoise, tome II, p. 117-121. C'est peut-être de l'origine de cette première compagnie qu'était venu le bonnet à l'anglaise, orné d'une plume de coq, que les gardes du corps portaient encore au temps d'Olivier d'Ormesson (son Journal, tome II, p. 589).
5. En 1683, Mme de Sévigné écrit (Lettres, tome VII, p. 205) que M. de Noailles, malade, « a été contraint de quitter le bâton, ce bâton objet de son amour, ce bâton qu'il est revenu prendre de si loin, ce bâton qui fait la récompense de tous les autres services ! Il faut croire qu'il est bien mal quand il le donne lui-même à M. de Luxembourg. »
conseiller d'État d'épée.
y fut entré, il envoya quérir le duc de Noailles, et lui dit
d'aller apprendre à son père que, suivant son désir, il lui
donnoit sa charge1. Dès le lendemain matin il prêta son
serment, prit le bâton, et acheva le quartier, qui étoit le
sien2. Ce même jour, qui étoit un vendredi, et ces jours-là Puysieuix
point de conseil, Puysieulx, revenu de Suisse faire un tour,
eut une audience du Roi, à la fin de laquelle il lui
demanda une place de conseiller d'État d'épée qui n'étoit
pas remplie depuis fort longtemps3. Le Roi la lui donna
sur-le-champ, et lui dit qu'il la lui destinoit depuis deux
ans*. On a vu plus haut, p. 470 5, quel étoit Puysieulx et
comment il s'étoit mis sur le pied de ces retours de Suisse
et de ces audiences, que nul autre ambassadeur n'obtenoit,
et combien il en sut profiter.
Mme de Mailly6, sœur de l'archevêque d'Arles depuis Curiosités
1. Dangeau, p. 304; Sourches, p. 263; Mercure de février, p. 357- 364; Gazette d'Amsterdam, n° xvii; Lettres de Mme de Maintenon à Mme des Ursins, éd. Bossange, tome I, p. 92-93; Lettres de Mme des Ursins (à la maréchale de Noailles), éd. Geffroy, p. 303-304, etc. Les provisions, datées du 18 février, sont aux Archives nationales, registre 0* 51, fol. 38 v°.
2. « Le 18 au matin, le duc de Noailles se présenta pour en prêter le serment, et, le Roi ayant témoigné être surpris que cela fût déjà prêt, et ayant dit au secrétaire d'État de Pontchartrain qu'il pouvoit y avoir encore quelque difficulté pour le brevet de retenue de quatre cent mille livres que le maréchal avoit sur sa charge, le comte de Pontchartrain lui répondit que le brevet de retenue étoit au profit du duc de Noailles; et ainsi le Roi reçut le serment du duc de Noailles, qui, sur-le-champ, prit le bâton » (Mémoires de Sourches, p. 263). Un brevet analogue de cinq cent mille livres fut expédié, le jour suivant, 19 février, en faveur du nouveau capitaine : 0*51, fol. 34 v°; Dangeau, p. 305; Sourches, p. 264.