‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 313 sur 610 · Ci-dessus, p. 47-18. — 3. Ibidem · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 47-18. — 3. Ibidem

4. J'ai donné des fragments de cette correspondance dans les Additions et corrections du tome XIII, p. 619-620. Une copie des lettres du Roi, en partie transcrites de la main de Chamillart lui-même, forme série à part dans le volume 1933 du Dépôt de la guerre, fol. 36-oi. el celles du maréchal sont dans le volume 4936.

5. Notre tome XIII, p. 368. Une lettre de Mme des lïsins à Mme de

ments de lettres qu'il ne montrent qu'avec un apparent mystère pour leur donner plus de poids, commencèrent enfin à persuader que Ghamillart, abattu des mauvais succès, s'en prenoit à qui n'en pouvoit répondre, et qu'embarrassé d'avoir conseillé la bataille, il écrasoit celui qui J'avoit perdue sous prétexte de l'avoir hasardée de son chef, et abusoit ainsi de sa toute-puissance de ministre favori pour perdre un général qui avoit en main de quoi le confondre pour peu qu'il pût être écouté. Quelque ami que je fusse de la maréchale de Villeroy1, jamais je n'avois pu m'accommoder des airs audacieux de son mari, dont jusqu'aux caresses étoient insultantes. Il m'étoit quelquefois arrivé, les matins, au sortir de la galerie, de dire que j'ailois chercher de l'air pour respirer, parce que le maréchal, qui y faisoit la roue, en avoit fait aussi une machine pneumatique2. J'étois d'ailleurs ami intime de Chamillart, et je devois l'être pour les services qu'il m'avoit rendus et la confiance avec laquelle il vivoit avec moi. Alarmé donc du progrès des discours du maréchal de Villeroy, j'en parlai, à l'Étang, à Chamillart, qui, ému contre son ordinaire, me dit qu'il étoit bien étrange que le maréchal, non content d'avoir tant démérité de l'État, du Roi, et de soi-même, puisqu'il s'étoit perdu sans raison, voulût encore entreprendre des justifications qu'il ne pouvoit douter qui ne lui tournassent à crime pour peu qu'elles fussent approfondies, et qu'il osât le pousser assez pour l'obliger d'en demander justice au Roi, qui savoit tout; qu'il vouloit cependant être plus sage que le maréchal, mais qu'il me vouloit faire voir à moi les pièces justificatives des faits, dont il me demandoit le secret, et me les montreroit dès que nous serions à Versailles. En effet, à peine y fûmes-nous de retour, que j'allai chez lui un soir qu'il soupoit seul dans sa chambre,

Mon éloignement

pour

le maréchal

de

Villeroy.

Maint.enon (recueil de 1826, tome III, p. 408) fait allusion aux déclamations du maréchal contre le ministre.

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