‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 320 sur 610 · Ci-dessus, p. 10 et 248. — 4. Et est en interligne · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 10 et 248. — 4. Et est en interligne

5. On a vu dans notre tome XIII, p. 389, note 1, combien la patente était flatteuse pour Vendôme. 11 est difficile de savoir s'il y eut en effet deux rédactions successives, et si la première fut atténuée sur l'intervention du comte d'Armagnac. Le texte des lettres définitives

«lu maréchal

de

Villeroy.

312 MÉMOIKKS 14707 J

boise grâce l<i sanve-lTioiiiieur * que nous avons vu le Roi lui présenter1 avec tant de honte et d'affection après toutes ses fautes, il lui revenu à la cour plus puissant <it plus en Paveur que jamais'. On a vu p. 370* qu'auretour de m prison de Gratz, il ne tint qu'à lui d'entrer au Conseil en quittant la guerre, et le salutaire conseil que lui en donna son ami le chevalier de Lorraine, et avec quel travers insensé il le refusa : la maréchale de Villeroy me l'a avoué depuis avec une douleur amère. Le bon est qu'il est certain que, sans qu'il ait été depuis nulle mention de lui communiquer aucune affaire étrangère, il voulut quitter la guerre l'hiver qui précéda la bataille de Ramillies, et c'étoit alors la quitter pour rien; qu'il fit tout ce qu'il put pour engager le Roi à disposer du commandement de l'armée de Flandres et lui permettre de demeurer auprès de lui, et qu'il ne put jamais l'obtenir5. C'est ainsi que la plus haute faveur montre ce que vaut celui qui la possède, et se trouve toujours inférieure à quelque peu de sens que ce soit. La fin de tout ceci fut que le duc de Villeroy ne servit plus, et que Chamillart se rabattit sur le fils, n'ayant pu pousser à

était encore suffisamment blessant, et le journaliste hollandais sut bien le faire remarquer : elles font dire au Roi que « la nécessité de mettre incessamment à la tète des armées de Flandres un chef qui s'attire la confiance des officiers et des soldats, et qui redonne aux troupes cet esprit de force et d'audace si naturel à la nation françoise, et la connoissance que nul autre n'est plus capable de remplir sur cela son attente que M. de Vendôme, l'ont déterminé à le rappeler d'Italie. »

4. Nous avons déjà eu, dans notre tome VII, un sauve-Vhonneur (p. 119) et un sahe-Vhonneur (p. 167). Dans une lettre du duc de Gramont publiée dans le Cabinet historique, tome XI (1865), p. 350, c'est salvc-llwnor, à l'espagnole.

Page 1