‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 321 sur 610 · Correspondant à notre tome X, p · texte numérisé non relu

Correspondant à notre tome X, p

5. D'après une lettre de Mme d'Huxelles du 22 février 1705 (notre tome XIII, p. 12, note 9), le maréchal de Villeroy trouva mauvais, à cette époque, qu'on le soupçonnât de n'aller commander l'armée de Flandre qu'à contre-cœur.

bout le père. Il en coûta, dans la suite, au duc de Villeroy le bâton de maréchal de France, qu'il vit donner à de ses camarades qui ne l'avoient pas mieux mérité que lui et qui n'en étoient pas plus capables1, mais qui avoient toujours continué à servir2.

Chamillart, accablé du double travail de la guerre et des finances3, n'avoit le temps de manger ni de dormir. Des armées détruites presque toutes les campagnes par des batailles perdues, des frontières immensément rapprochées tout à coup par le tournement de têtes 4 des généraux malheureux, épuisoient toutes les ressources d'hommes et d'argent. Le ministre, à bout de temps à en chercher, et à vaquer cependant au courant, avoit plus d'une fois représenté son impuissance à suffire à deux emplois qui, dans des temps heureux, auroient même fort occupé deux hommes tous entiers5. Le Roi, qui l'avoit chargé de l'un et de l'autre pour se mettre à l'abri des démêlés entre la

Accablement,

vapeurs,

instances

de Chamillart

pour

être soulagé;

sa manière

d'écrire

au Roi,

et du Roi

à lui;

réponse

étonnante.

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