‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 330 sur 610 · En surcharge et · texte numérisé non relu

En surcharge et

6. Comme Louis XIV lui-même jusqu'en 1694; mais Louis XIV mangeait prodigieusement.

7. Il fut remplacé par Poisson, médecin par quartier et apothicaire du rorps du Roi.

8. Eugène-Marie de Réthisy, dit le marquis de Mézières, né le 10 mai 1656, d'abord cornette de cavalerie (1674), puis capitaine (1676), souslieutenant des chcvau-légers de Rourgognc (1690), mestre de camp le 25 avril 1691, capitaine-lieutenant des gendarmes anglais le 1er novembre 1693, brigadier le 3 janvier 1696, maréchal de camp le 26 octobre 1704, deviendra lieutenant général le 29 mars 1710. Il s'est démis des gendarmes en février 1706, mais, pour sa belle conduite à Ramillies, a obtenu le gouvernement d'Amiens et de Corbie. Saint- Simon reparlera de lui au moment de sa mort, 24 avril 1721.

9. Comme on vient de le voir, il avait un brevet de maréchal de camp.

do Mézières courage cl pour son application à la guerre1, épousa* une „av?c1 àngloise dont il étoit amoureux, qui étoit catholique; elle

Mlle Olmc- ' l

il,,,,,.".; s'appeloit Mlle Oglethorpe*. Elle étoit bien demoiselle4;

l(UI mais sa mère avoit été blanchisseuse de la reine femme du

lom fortune, ro' Jacques 11% et M. de Lauzun m'a dit souvent l'avoir vue

leur et connue dans cette fonction à Londres. Elle avoit beau-

l \M '!s'-s' ; 23 C0UP ^e frères et de sœurs6, dans la dernière pauvreté7. Elle

et 724}

1. Ses très brillants services sont exposés dans la Chronologie militaire, tome IV, p. 648-650.

2. Par contrat du 4 mars 1707 : Dangeau, p. 317-318; Sourches, l>. 278.

3. Il écrit ici : Oglthorp. — Éléonore-Marie-Thérèse Sutton était fille de Théophile Sutton d'Oglethorpe, dans le Yorkshire (1650-1702). Après la mort de son mari, elle se retira à Poussay, auprès d'une de ses filles (Mémoires deLuynes, tome IV, p. 125). Elle était naturalisée depuis 1706.

4. Son père, brigadier général et principal écuyer de Jacques II, ayant fait sa soumission en 1698, devint député et fut inhumé à Westminster. Il avait épousé Éléonore Wall de Rathkenny, d'une famille considérable d'Irlande, et dont le père se qualifiait baronnet, seigneur de Westbrook, Drauhold et Godalming. Elle-même est connue comme protectrice de Swift; elle mourut à Londres le 1er juillet 1732.

5. Nous avons déjà constaté plusieurs fois que les renseignements fournis par Lauzun étaient sujets à caution; cependant il n'est pas impossible que la mère eût une charge dans la chambre de la reine Marie, et, dans le passage d'une lettre de Mathieu Marais qui sera citée plus loin, passage mal imprimé d'ailleurs, il est dit que l'austère marquis de P>assompierre alla, en 1733, « déterrer la sœur de Mme de Mézières au milieu de sa blanchirie » pour l'épouser.

6. Le manuscrit porte sœur, au singulier. — M. et Mme d'Oglethorpe eurent sept enfants, dont un fils, Théophile, aide de camp du duc d'Ormonde et membre de la Chambre des communes en 1713, et une fille, qui marqua à la cour de la reine Anne et rejoignit plus tard, avec son frère, les jacobites de France. Deux autres sœurs de Mme de Mézières épousèrent en 1717 ou 1719 le marquis de Bellegarde d'Antremont, en 1733 le marquis de Bassompierre.

7. M. de Mézières avait fait élever cette demoiselle d'Oglethorpe dans un couvent, par charité, avant de l'épouser, disent les Mémoires de Sourches. Avec l'aide de Fénelon, lui et elle firent pensionner, en 1713, une autre Oglethorpe qui venait de se convertir, sans doute celle qui devint marquise de Bellegarde (Correspondance de Fénelon, tomes III, p. 200-202, et IV, p. 331, 347, 360 362 et 371-372).

avoit beaucoup d'esprit insinuant et se faisant tout à tous, méchante au dernier point, et intriguante également infatigable et dangereuse. Elle a eu des filles de ce mariage1, qui ne lui ont cédé sur2 aucun de ces chapitres, dont elles et leur mère3 ont rendu et rendent encore des preuves continuelles avec une audace4, une hardiesse, une effronterie qui se prend à tout et n'épargne rien, et qui a mené loin leur fortune5. Mézières étoit un homme de fort peu, du nom de Béthisj, dont on voit l'anoblissement assez récent6. Il y

1 . Quatre filles : Catherine-Éléonore-Eugénie, née le 2 décembre 4707, dame du palais de la Reine, mariée au prince de Montauban (ci-après, p. 323) le 23 septembre 1722, morte le 29 août 1757; Henriette-Aune Eugénie, née le 17 avril 1710, mariée au marquis de Moy, puis prince de Ligne (ci-après, p. 323), le 11 décembre 1729, dame du palais de la reine d'Espagne jusqu'en juillet 1740, morte à Paris le 4 janvier 1787; Éléonore -Thérèse, née le 14 septembre 1711, chanoinesse de Poussay, qui se tua à la chasse en avril 1742; Marie-Catherine, abbessede Saint-Remv-des-Landes, puis de Penthemont en 1743, morte en 1794. — Ils eurent aussi trois fils, dont Saint-Simon ne fera mention qu'à la mort de leur père (tome XVII, p. 238) : Eugène-Éléonor, marquis de Mézières (1709-1781), qui devint lieutenant général en 1748 et gouverneur de Longwy; Charles-Théophile (1713-1788), et Théophile-Charles (171G-1753), tous deux chevaliers de Malte, le premier lieutenant général et gouverneur de Dunkerque, le second nicstre de camp de cavalerie.

2. Sur surcharge en. — 3. Leurs mères, au pluriel, dans le manuscrit.

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