Voyez nos tomes VII, p. 21-22, et XII, p
5. Théodore-Agrippa d'Aubigné, aïeul de Mme de Maintenon, avail épousé, le 6 juin 1583, une Suzanne de Lezay, fille d'Ambroise de Lezay, seigneur de Surimeau, et de Renée de Vivonne ; mais cette Lezay ne se retrouve pas plus dans la généalogie des Lezay-Lusignan ou LezigiuMu. que sa tante qu'on donne pour mère à M. de Neuillan. En revanche. une fille issue du premier mariage de Mme de Neuillan épousa le marquis de Laval-Lezay, d'une tout autre famille, qui mourut en 1670.
6. Il reçut une pension de mille écus en septembre 1703, et une lettre de Mme de Maintenon parle d'une aumône de dix pistoles en 1705 (Lavallée, Correspondance générale, tome V, p. 313, 331 et 338).
dinaire à Vienne, où on en fut content1, puis à la cour de Lùnebourg2. Sa femme étoit Bueil3. Son frère de Rodez fut un étrange évêque. M. de Lezignem mourut fort pauvre, à soixante-quatorze ans, et, laissa deux fils : le cadet4, prêtre avec une petite abbaye, fut grand vicaire de son oncle, et ne valut pas mieux; l'aîné, marié à une la Rochefoucauld de la branche d'Estissac, n'a jamais rien fait5. S'il n'a point eu d'enfants6, toute cette maison de Lezignem est éteinte, car ceux qui en prennent le nom ne sauroient en montrer de jonction. Les Saint-Gelais aussi, qui s'en sont
1. Nommé en mai 1687, il ne partit qu'en novembre, et eut sa première audience le 10 février 1688. Au mois de novembre suivant, comme l'Empereur ne voulait plus le recevoir, il eut ordre de revenir, partit de Vienne le 22 décembre, après la déclaration de guerre, fut arrêté à Bregenz, en janvier 1689, pour s'être écarté de la route marquée sur son passeport, et ne fut relâché qu'au mois de mai (Dangeau, tome II, p. 40, 215, 230, 312 et 362; Sourches, tomes II, p. 43 et 316, et III, p. 31 ; Gazette de 1688, p. 112, et de 1689, p. 15 et 52; Mémoires de Viîlars, tome I, p. 108-111; Recueil des instructions données aux ambassadeurs en Autriche, p. 117-124).
2. Lùnebourg, dans le cercle de basse Saxe, au N. du duché de Brunswick, était un duché particulier qui appartint à une branche de cette maison jusqu'au jour où le duc Ernest-Auguste, devenant électeur de Hanovre en 1692, le joignit à cet électorat. Je ne trouve pas trace de la mission de M. de Lezignem.
3. Françoise de Bueil, fille de René, comte de Sancerre, d'une très ancienne noblesse de Touraine, et de Françoise de Montalais, épousa en 1665 Claude-Hugues de Lezay et mourut en avril 1674.
4. Hugues-Philippe, grand archidiacre et doyen de Rodez, nommé abbé de Bonnecombe le 23 avril 1707.
5. Henri-Joseph, dit le comte puis le marquis de Lezay, épousa Marie-Jeanne de la Rochefoucauld d'Estissac, petite-nièce du premier duc de cette maison, mais ne marqua pas plus que son frère à la cour de Louis XV.
6. Il eut un fils, Hugues-François, dit le marquis de Lusignan, qui mourut en 1738, laissant, de son mariage avec une nièce de Mlle de Châteautiers, une fille qui épousa le marquis de Turpin-Crissé, et un fils qui devint maréchal de camp en 1762. Un fils de ce dernier fut aussi maréchal de camp (1790), marqua aux états généraux comme député de la noblesse de Paris, et mourut dans la retraite le 10 février 1814. Le marquis de Lusignan, qui joua un rôle considérable dans
avisés, n'en sont point, et ne peuvent le montrer1; le premier d'eux à qui cette imagination vint2 est Louis de Saint- Gelais*, baron de la Motte-Sainte-Héraye4, et, par sa Femme, seigneur de Lansac \ qui fut un personnage en son temps6, chevalier d'honneur de Catherine de Médicis, capi-
la Fronde de Bordeaux était d'une autre famille, d'Agenois, proche Clérac, et son titre passa aux du Lau.
4. Cette maison de Poitou, originaire du bourg de Saint-Gelais, qui faisait partie des anciens domaines des Lusignan, n'a jamais établi son extraction, quoique la Généalogie des soixante-sept très nobles maisons, etc., publiée en 1586, par « Etienne de Chypre, de la royale maison de Lusignan, » l'indique, fol. 66 v° à 75; mais les ouvrages de cet auteur sont pleins de fictions. Il existe un grand nombre d'autres généalogies de la famille, notamment au Cabinet des titres, où la question pourrait être élucidée. On verra ci-après, par l'Addition n° 726, qu'au premier abord, notre auteur avait cru avoir affaire ici à un Saint-Gelais, et non à un Lezay.
2. Après la Thaumassière, J. le Laboureur l'a raconté ainsi dans ses Additions aux Mémoires de Castelnau, tome II, p. 647-648. Il en avait été question dans les preuves faites par M. de Lansac, en 4580, pour l'Ordre.
3. Saint-Simon a donné une notice sur ce personnage dans les Chevaliers du Saint-Esprit (Affaires étrangères, vol. France 489, fol. 68 v°). On a son portrait au Louvre, peint par un peintre de l'école desClouet, et une partie de sa correspondance à la Bibliothèque nationale.
4. En Poitou, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melle. Cette terre passa par la suite dans la maison de Beaudéan. M. le docteur Prouhet en a donné une notice dans ses Paysages et monuments du Poitou.
o. Louis de Saint-Gelais épousa : 4° en 4545, Jeanne, fdle de Philippe, baron de la Roche-Andry; 2° en 4565, Gabrielle de Rochechouart. C'est son père, Alexandre de Saint-Gelais, qui avait épousé Jacquette de Lansac, comme on le voit dans la notice de Y Histoire généalogique, tome IX, p. 66, que suit mal notre auteur, et où il est dit que Louis de Saint-Gelais « est le premier de la famille qui a pris le nom de Lezignem. »
6. C'est le bonhomme Lansac de qui Brantôme a recueilli bien des souvenirs de ses ambassades et de la cour de François Ier; aussi ne parait-il pas douter que les Saint-Gelais ne soient sortis de ces « braves seigneurs portant le nom de Luzignan » (Œuvres, tome V, p. 46). Ce fut un serviteur tout dévoué de la Reine mère, et il mourut neuf mois après elle. J. le Laboureur a parlé assez longuement de lui dans ses Additions aux Mémoires de Castelnau.
taine de la seconde compagnie des cent gentilshommes de la maison du Roi1, ambassadeur à Rome en 15542, chevalier du Saint-Esprit en la seconde promotion, 1579, mort en 1589, à soixante-seize ans3, dont le petit-fils fut M. de Lansac4 gendre du maréchal de Souvré5, mari de la gouvernante de Louis XIV6.
Peu après7 mourut Pointis, si connu par sa brave et ] p0rttheureuse expédition de Carthagène8, par d'autres actions9, et par beaucoup d'esprit, de valeur et de capacité dans son métier10. C'étoit un homme à aller dignement à tout, et
t. En 1568, selon Y Histoire généalogique. Voyez notre tome V, p. 381 .
2. Et au concile de Trente, en 1563, comme le raconte Brantôme.