Ci-après, p. 347, notes 4 et
sa famille, sa fortune.
son
caractère.
[Add. S'-S. 726]
il avoit aussi une sœur, mariée à M. de la Roche-Aymon1. M. de Lezignem étoit un fort honnête homme, et qui n'auroit pas été sans talents, si l'extrême misère ne l'avoit pas abattu2. 11 avoit été lieutenant des gendarmes écossois3. Mme de Maintenon, qui l'avoit connu en province lorsque Mme de Neuillan la retira chez elle arrivante des Iles de l'Amérique4, et qui, depuis sa fortune, vouloit avoir l'honneur de lui appartenir5, lui procura quelque subsistance, mais petitement, à sa manière0. 11 fut envoyé extraor-
1. Marie, mariée Je 7 février 4652 à Antoine, comte de la Roche- Aymon, qui mourut en février 1697, et sa femme le 26 juillet 1701.
2. Dangeau lui reconnaît du mérite (tome IX, p. 289); mais l'annotateur des Mémoires de Sourches (tome II, p. 43) dit, au moment de sa nomination comme envoyé extraordinaire à Vienne : « Il se disoit de l'illustre maison de Luzignan (sic) ; mais il y avoit bien des gens qui croyoient qu'il n'en étoit pas; peut-être aussi que ceux qui croyoient en être mieux issus que lui n'en étoient point du tout, et la plupart des courtisans croyoient que cette maison étoit éteinte. D'ailleurs, c'étoit un très beau et très honnête gentilhomme, qui avoit très bien servi dans les armées, mais que peu de gens croyoient capable de l'emploi auquel on le destinoit. » A sa mort, en 1707 (tome X, p. 295), il le qualifie d' « homme vertueux qui avoit soutenu une longue suite de malheurs avec une constance héroïque. »
3. Ayant acheté la sous-lieutenance en 1667 et obtenu le grade de brigadier en 1674, il vendit en 1675. La compagnie écossaise, rétablie dans sa splendeur par le bailli d'Hautefeuille et plus ancienne peutêtre que les gardes du corps, avait le premier rang dans la petite gendarmerie et passait même avant les mousquetaires. (Daniel, Milice françoise, tome II, p. 231-247; Dangeau, tome I, p. 93.)