‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 351 sur 610 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

9. Expédition d'Irlande en 1689, conquête de la Jamaïque en 1697, répression des corsaires salétins et bombardement de Tanger en 1700, défense de Dunkerque en 1702. Il fut beaucoup moins heureux lors du siège de Gibraltar (tomes XII, p. 223 et 384, et XIII, p. 25), mais fit une dernière campagne en 1706.

10. En 1685, il avait inventé une machine pour descendre les troupes à terre (Dépôt de la marine, B2 54, fol. 94), et c'est à lui, selon

tin chevalier d'Aubeterre

leur

extraction.

utilement pour l'Étal dans la marine; mais il n'étoit plus jeune, H mourut pour s'être sondé lui-même et blessé. Il s'étoil puissamment enrichi, etn'avoit ni femme ai enfants1. Le chevalier d'Aubeterre le suivit de près*; il avoit Mort quatre-vingt-douze ans3, dont il ahusoit pour dire toutes

sortes d'ordures et d'impertinences. Il étoit le plus ancien êômtê lieutenant général de France4. Il s'étoit démis depuis peu

d'Aubeterre, (|u gouvernement de Collioure*, et l'avoit fait donner à son sa fortune,' ueveuG, dont le plus grand mérite étoit ici d'être le comson caractère; plaisant et le courtisan des garçons bleus et des principaux commis7 des ministres, qu'il régaloit souvent chez lui, et, à l'armée, d'être le plus bas valet de M. de Vendôme, qui le fit faire lieutenant général, et de M. de Vaudémont, qui

les Mémoires de Sourches, tome III, p. 41, que l'on dut le succès du bombardement d'Alger par des bâtiments de son invention; il était alors sur la galiote la Cruelle, avec le petit Renau, et fit une relation de cette entreprise : Jal, Abraham du Quesne, tome II, p. 422-433.

1. Il jouissait de plus de cinquante mille livres de rente, dit Dangeau, que suit notre auteur, mais parce qu'il avait placé en viager une partie des gains immenses dont il a été parlé en 4697.

2. Dangeau, tome XI, p. 356; Sourches, tome X, p. 305; Gazette, p. 203; Mercure d'avril, p. 282-283, et de juillet, p. 74. Léon d'Espar bès de Lussan d'Aubeterre, baptisé le 17 octobre 1620, chevalier de Malte de minorité le 2 juin 1628, d'abord lieutenant (1635), puis capitaine au régiment de la Marine (1640), à celui d'Aubeterre (1644), enfin à celui du cardinal Mazarin (1648), devint mestre de camp d'un régiment de cavalerie le 10 avril 1651, maréchal de camp le 15 septembre suivant, et lieutenant général le 16 juin 1655, reçut les gouvernements de Collioure, de Port-Vendres et du fort Saint-Elme le 26 mars 1656, n'eut pas d'emploi actif pendant le ministère de Louvois, mais commanda en Roussillon durant l'absence de M. de Noailles, de 1689 à 1698, et mourut le 27 avril 1707.

3. Dangeau, le Mercure et la Gazette disent quatre-vingt-douze; à ne compter que de son baptême, ce serait quatre-vingt-sept et demi.

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