Convenoit surcharge fu[t), effacé du doigt
4. Cet ordre religieux fut fondé en 1084 par saint Bruno dans les montagnes du Dauphiné, en un lieu appelé Chartreuse, qui donna son nom à l'ordre. On peut voir, au sujet de cette fondation et de l'histoire des chartreux, l'ouvrage du P. Hélyot, tome VII, chap. 51-53, celui de Colombi, De initia Carlusianorum, et la règle de 1228 imprimée en 4584 . Le généralat de l'ordre entier revenait au prieur de la Grande-Chartreuse de Dauphiné, et c'est là que se tenait chaque année le chapitre général de tous les prieurs des autres maisons.
5. D'après l'article 34 du chapitre xxn de la seconde partie des statuts, dans la Nova collcctio statutoram ordinis Cartusiensis, 1736.
6. Dangeau, p. 342; Sourches, p. 297; Gazette, p. 192; Gazelle d'Amsterdam, n° xxxn.
de cette ambition, qui avoit eu la parole formelle de cet office de la couronne de la bouche du Roi, même plus d'une fois, comme je l'ai raconté à l'occasion des bâtards1, qui le2 voyoit dans un autre par qui il falloit passer même pour sa démission, et qui avoit le crève-cœur de ne pouvoir ignorer qu'il ne l'avoit manqué que par la faveur et les cris de M. de la Rochefoucauld, qui ne s'en étoit pas caché, en juste rétribution de ses iniquités à notre égard dans notre procès de préséance avec M. de Luxembourg3. Harlay, réduit à devenir le suppliant de celui qui jouissoit, au lieu de lui, de cette grande place, mena son fils* en laisse, dans le désir de le faire son successeur. 11 étoit conseiller d'Etat5, et j'aurai occasion de parler ailleurs de cet autre genre de cynique épicurien6. De chez le Chancelier il alla chez le Roi, qu'il vit en particulier avant le Conseil : il avoit préparé son compliment pour saisir ce moment précieux de toucher le Roi, et d'obtenir sa place pour son fils ; mais cet homme si adroit, si artificieux, si prompt et si fécond à la repartie, si rompu à prendre ses tours et ses détours, se trouva si touché de cette espèce de funérailles, peut-être encore si piqué, si outré, si confus, qu'il n'en put proférer une parole, et qu'il sortit du cabinet du Roi plus mal content de soi que de sa démission même. Il eut la foiblesse de revenir trouver le Chancelier, et de le conjurer de raccommoder ce qu'il venoit d'omettre7. Il ne vit à Versailles que ceux de ses plus intimes amis qu'il ne put évi-