‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 375 sur 610 · Figurés, avec accord, au manuscrit · texte numérisé non relu

Figurés, avec accord, au manuscrit

6. Robert Harley, créé comte de Mortimer et d'Oxford : tome XII, p. 450. Ces Harley, en effet, portaient les mêmes armes, et se disaient aussi originaires de Franche-Comté, comme ceux de Paris.

7. Tous glorieux et capricieux, a-t-il dit en 4696 (tome III, p. 280).

8. Dans son mémoire de 4706 sur les familles du Parlement (Bulletin de la Société héraldique, 1887, p. 791), d'Hozier dit que les Harlay tiraient leur nom d'un fief situé dans le Vcxin français, tandis qu'ils prétendaient se rattacher, par ce même nom. à la première des quatre anciennes baronnies de Franche-Comté, origine chevaleresque trop facilement acceptée par le cardinal de Richelieu (ses Mémoires, tome I, p. 136). On ne peut les faire remonter plus haut que Jean de Harlay, homme d'armes de la grande ordonnance pensionné par Charles VII et qui devint chevalier du guet de Paris à l'avènement de Louis XI. Trente ans plus tard, ils furent enrichis par une alliance avec lapetitcfille de Jacques Cœur. Avec le temps, ils firent cinq branches : Beaumont (dont étaient les premiers présidents), Bonneuil-Cély, Sancy, Césy et Bréval-Champvallon, dont nous connaissons déjà les représentants. La généalogie la plus récente est celle que M. de Kermaingant a donnée en 4895, en tête de son livre : Mission de Christophe de Harlay, comte de Beaumont, en Angleterre.

DE SAÏNT-SIMON.

la Comédie italienne1, et encore avec Santeul5 et bien d'autres3, ont été sues de tout le monde. Ce seroit trop que de les rapporter ici ; il y en a pour des volumes.

Tout ce qui, dans la robe, se crut en passe brigua cette première place du Parlement4. Argenson, cet inquisiteur suprême, et qui avoit tant enchéri en ce genre sur la Reynie, n'oublia rien pour faire valoir ses services par les amis importants qu'il s'étoit faits. 11 espéra surtout des jésuites et de ceux qui leur faisoient leur cour aux dépens de ce qu'on nommoit, ou vouloit perdre, sous le nom de jansénistes5, et qui, de fait ou d'espérance, se rendoient

4. Ce personnage de la Comédie italienne fut tenu par différents acteurs auxquels s'appliqua successivement le nom générique d'Arlequin. Les deux plus connus sont Dominique Biancolelli,mort en 4688, et Évariste Gherardi, mort en 4700; c'est au premier que se rapporte l'anecdote à laquelle Saint-Simon fait allusion ici, et qu'il n'a pas reproduite dans les Mémoires, mais qu'on trouvera dans l'Addition indiquée ci-contre, n° 729, et dans la grande Addition placée plus haut, n° 728. Sur les Arlequin, l'origine de leur nom, les rapprochements qu'on fit entre ce nom et celui du premier président (Harlay-Quint) et de l'archevêque Harlay de Champvallon, on peut consulter les articles du Dictionnaire de Jal, p. 65, 215-218, 345-316, 640, 673-674, l'ouvrage de M. É. Campardon, les Comédiens du Roi de la troupe italienne, tome I, p. 64-73 et 239-248, l'étude de M. Gaston Raynaud sur la Mesnie Hellequin (4890), Y Histoire de V ancien théâtre italien, par les frères Parfaict, p. 58 et suivantes et 424-426, Y Intermédiaire des chercheurs, 25 avril 4874, p. 215-247, les Mémoires du marquis D***, tome 1, p. 474-475, ceux du duc de Luynes, tome I, p. 350, le Chansonnier, ms. Fr. 42 649, p. 27 et suivantes, etc. Un Arlequiniana avait paru en Hollande dès 4694. — Saint-Simon écrit ici : Harîequin; Jal (p. 65) estimait l'orthographe Arlequin seule acceptable.

2. Tome IV, p. 248. On voit dans le Santoliana publié en 4747 que Santeul, l'Arlequin de Saint-Victor, était, comme le premier président, en relation avec Dominique, lequel passait d'ailleurs pour le « plus grand philosophe du monde, et le plus sérieux » (Sourches, tome II, p. 495), et il y en a une anecdote plaisante dans ce recueil, p. 70-73.

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