‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 392 sur 610 · Le mot cours est écrit avec un jambage de trop · texte numérisé non relu

Le mot cours est écrit avec un jambage de trop

son paquet dans sa poche, la veille, à la nuit1, des jours que Monseigneur y venoit coucher. Elle y demeuroit sans voir qui que ce soit que lui, enfermée avec sa femme de chambre, sans sortir de l'entresol, où un garçon du château, seul dans la confidence, lui portoit à manger2. Bientôt après, du Mont eut3 la liberté de l'y voir, puis les filles de Mme de Lillebonne, quand il alloit des dames à Meudon. Peu à peu cela s'élargit; quelques courtisans intimes y furent admis : Sainte-Maure, le comte de Roucy, Biron après; puis un peu davantage, et deux ou trois dames4, M. le prince de Conti tout à la fin de sa vie5. Alors Mgr le duc de Bourgogne, M6, le duc de Berry, et, fort peu de

1. Les mots à la nuit ont été ajoutés en interligne, et, auparavant, la veille surcharge les jo[urs].

2. Outre l'Addition n° 90 (tome H, p. 393-394) et celle qui a été placée ci-dessus, n° 735, Saint-Simon répétera encore ces détails en 1711. Sur la distribution intérieure du château, voyez d'abord les descriptions faites par l'abbé Boutard (1703), par Saugrain (1716), par Piganiol, Expilly et autres, en dernier lieu par M. le vicomte de Grouchy dans sa monographie : Meudon, Bellevue et Châville (1893), puis les plans du temps conservés au Cabinet des estampes, et le tome IV des Comptes des bâtiments du Roi sous le règne de Louis XIV, publiés par M. Jules Guiffrey.

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