‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 408 sur 610 · Tome III, p · texte numérisé non relu

Tome III, p

2. II «i biffé sa sœur, et récrit au-dessus, on interligne : aussi) fille de M. le D. d'Orléans.

3. C'est le 1er décembre 1722 (tome XIX, p. 81) qu'après avoir été baptisée, Philippe-Elisabeth d'Orléans partira pour épouser D. Carlos, second tils de Philippe V, comme on Ta dit dans notre tome VIII, p. 117.

4. Angélique-Victoire de Bournonville : tomes VIII, p. 290, et XIII, p. 184. Son mari commandait en chef en Guyenne lors des voyages dont il s'agit, et il fut chargé de la remise de Mlle de Beaujolais.

5. Victoire-Félicité de Duras, née le 7 novembre 1706, mariée en premières noces, le 10 avril 1720, à Jacques, duc de Fitz-James, tils du maréchal de Berwick, ci-dessus, p. 275. Restée veuve en 1724, elle se remaria, le 23 avril 1727, à Louis-Marie-Augustin, duc d'Aumont, et mourut le 1er octobre 1753.

(i. (/est Mme de Saint-Germain, sous-gouvernante, qui resta auprès de la princesse.

7. En mars 1725 : voyez une allusion dans la suite des Mémoires, éd. 1873, tome XV, p. 318, et la troisième des six Lettres de Saint- Simon au cardinal Gualterio que j'ai publiées en 1889.

8. Anne-Henriette-Charlotte de Kohan-Chabot, née le 18 janvier 1681, mariée le 18 juin 1710, mourut le 3 mai 1751.

9. Alphonse-Dominique-Francois, prince de Berghcs, fils du glorieux défenseur de Mous en 1694, mort gouverneur de Bruxelles en 1701, reçut la Toison d'or en août 1706, à la prière de l'électeur de Bavière (ms. Nouv. acq. IV. 486, fui. 1 13). 11 sera fait grand en avril 1708,

flans1 furent envoyées, avec les équipages du Roi, à Saint- Jean-de-Luz, pour les ramener en France, l'une comme camarera-mayor de la petite reine, l'autre choisie par Mme la duchesse d'Orléans pour être gouvernante de Mlle de Beaujolois sa fille. M. le duc d'Orléans n'étoit plus, et il étoit régent au premier passage; mais Monsieur le Duc étoit premier ministre, et quelque chose de plus, et en même temps prince du sang. La reine douairière d'Espagne ne pouvoit plus considérer Mlle de Beaujolois comme mariée et comme infante, ainsi qu'elle avoit fait la première fois. 11 n'y avoit point eu de mariage, et elle étoit renvoyée : elle n'étoit donc plus que princesse du sang. Cela embarrassa la reine douairière, qui, à la fin, se résolut, pour obliger Monsieur le Duc dans sa puissance, qui toutefois n'y avoit pas seulement pensé, elle2 se résolut, dis-je, à donner un fauteuil à Mlle de Beaujolois et à la traiter comme la première fois, sous prétexte que ses propres malheurs la rendoient3 sensible à celui de cette princesse, à qui elle ne le \ ouloit pas appesantir par la différence du traitement de son premier passage. Elle habitoit une très petite maison de campagne à la porte de Bayonne4, et elle y recevoit le monde dans un petit salon, où je l'ai aussi vue, de plein pied à un grand et beau jardin5. Après les premières embrassades de la reine douairière à la petite reine et à Mlle de Beaujolois, la reine douairière proposa à

et mourra à Bruxelles, le 4 avril 1720. Saint-Simon reparlera alors de son mariage et de sa mort.

1. Louise-Françoise de Jiissae, qui avait remplacé Mme de Cheverny, comme gouvernante des deux princesses, en 1702u2 : tome 111, p. 336.

°2. Ce second elle surcharge un d, et, ensuite, dis-je est écrit dije en interligne.

3. Rendoient, an pluriel, corrige rendoit, — ■ 4. Tome XIII, p. 4ÎX-Ï4!).

3. (-elle visite sera racontée en 1721; mais, en 1707, outre le vieux château, la reine avait pris à bail le petit castel de Lissague, SUT Sainl- Pierre-d'Irube cl aux portes de la ville, appartenant au lieutenant général de Bayonne, et ce n'est peut-être pas la maison oîi Saint-Simon fut reçu en 1721 (il. Poydenot, Récits cl légendes relatifs à l'histoire de Bayonne, 1873, p. 241-269).

m MÉMOIRES [4707]

la princesse de Berghes d'à I Ici- voir son jardin, et à la duchesse de Linarès, sa camarera-mayor1, de l'y mener. Elles étoient averties; elles2 firent dans l'instant la révérence et entrèrent dans le jardin : après quoi la reine douairière fit apporter trois fauteuils. La marquise de Conflans y demeura debout avec les autres dames de la reine douairière. La visite finie, on fit appeler les deux dames qui étoient au jardin; elles ne trouvèrent plus de fauteuils en rentrant : on étoit debout et aux embrassades pour prendre congé. Par le chemin, Mlle de Beaujolois vécut en princesse du sang; mais, arrivées à Paris, elles trouvèrent que ce fauteuil y avoit fait grand bruit, et que, là-dessus, les princesses du sang le prétendoient chez la reine d'Espagne. Mme la duchesse d'Orléans, dont les enfants n'étoient plus petits-fils de France, trouvoit la prétention fort raisonnable, d'autant qu'elle en formoit de plus étranges pour elle-même3, jusqu'à ne pas vouloir que les gardes de la reine sa fille prissent la salle de ses gardes, quand elle la venoit voir au Palais-Royal, tandis qu'à Versailles on ne leur disputa pas d'être mêlés avec ceux du Roi, et la droite dans leur salle. Cette prétention du fauteuil, soutenue de l'autorité d'un prince du sang pleinement administrateur de l'État, suspendit les visites. On écrivit en Espagne, d'où il vint défense à la reine d'Espagne de donner des fauteuils, même à Mme la duchesse d'Orléans sa mère, qui, depuis, ne l'a plus vue qu'en particulier, et pas un prince ni princesse du sang ne4 l'ont visitée, si ce n'est M. le duc d'Orléans5 et Mesdemoiselles ses sœurs6, mais en dernier parti-

1. Lucrèce-Thérèse Ladron y Silva : tome VIII, p. 139, note 4.

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