‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 411 sur 610 · El a été ajouté en interligne · texte numérisé non relu

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3. Le manuscrit porte demeurée, et ensuite réservée, au féminin.

4. Pr a été ajouté après coup sur la lettre finale de seuls, au pluriel, et aux corrigé en au.

5. Notre auteur a déjà dit un mot (tome Iï, p. 106-107) de ce « traversement, » et il racontera plus tard, en 1714, dans quelles circonstances le grand Condé usurpa cette prérogative, de même qu'il expliquera un peu plus loin, ainsi que dans plusieurs Additions au Journal de Dangeau, quelles étaient les différentes manières d'entrer au Parlement et d'en sortir.

6. C'est à l'occasion du mariage de Louis XIV que Condé demanda pour les princesses du sang le privilège d'avoir une housse clouée sur leurs chaises et sur leurs carrosses au lieu de la housse attachée avec des aiguillettes comme la portaient les carrosses des duchesses (tome Vf, p. 320, note 1). Monsieur s'y opposant parce que c'était un privilège réservé aux tilles de France et étendu aux petites-filles lors de l'établissement de leur rang pour Mademoiselle, Monsieur le Prince décida alors les princesses à supprimer leur housse. (Écrits inédits, tomes III, p. 121-122, et V, p. 111; Addition à Dangeau, tome XIII, j). 352; Projets de gouvernement du duc de Bourgogne, p. 126 et 278; le comte de Cosnac, Mazarin et Colbert, tome II, p. 377-378; Ravaisson, Archives de la Bastille, tome I, p. 161 et suivantes; Bulletin de la Société de V Histoire de France, 1834, 2e partie, p. 219; mémoire d'août 1753, dans le volume France 200, au Dépôt des affaires étran-

* Pse, au singulier, dans le manuscrit.

** Tout ce qui précède a été ajouté au-dessus de la manchette primitive, Trait, etc., et se trouve par conséquent en regard des dernières lignes du paragraphe précédent.

Charles II

d'Angleterre; ses

comme les duchesses, et sans prétention à cet égard, et le Prince à bien d'autres choses qui écarteroient trop; Monsieur le Bru*elles avec

. l , n- Juan

Prince, dis-je, pensoit bien autrement sur ces prétentions et le roi

modernes avec les têtes couronnées. Il1 étoit à Bruxelles,

où, bien qu'à la merci et au service d'Espagne, il maintint

avec la dernière hauteur son rang, sa préséance, ses dis- entreprises

.... t\ t ' ' i i r* r> de distinctions

tinctions sur L). Juan, gouverneur gênerai des rays-tfas, en France bâtard d'Espagne, et qui commandoit les armées avec une hauteur, dans sa cour, de fils légitime de roi. Charles 11, roi d'Angleterre, avoit été obligé de s'y retirer. 11 y étoit aux dépens de l'Espagne, et D. Juan en abusoit, et le traitait fort cavalièrement. Monsieur le Prince en fut si choqué, qu'il voulut apprendre à vivre à ce superbe bâtard. 11 pria chez lui le roi d'Angleterre, D. Juan, les principaux seigneurs espagnols et flamands, et ce qu'il y avoit de plus considérable auprès de lui et parmi les chefs des troupes, et leur donna un magnifique ? dîner. Le repas servi, Monsieur le Prince en avertit le roi d'Angleterre, qui, arrivant dans le lieu du festin avec toute la compagnie", vit une grande table couverte de mets, un seul fauteuil, un couvert unique, et un cadenas'. Voilà D. Juan bien étonné, et qui le fut encore davantage quand il vit Monsieur le Prince présenter la serviette au roi d'Angleterre pour laver, et l'obliger de le faire3. Le roi demanda à Monsieur le Prince s'il ne se mettoit pas [à] table, et ces Messieurs. Monsieur le Prince, au lieu de répondre, prit une serviette, et se tint debout vers

1. L'anecdote qui suit a déjà été racontée dans notre tome IX, p. 229-231.

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