‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 420 sur 610 · Tomes VIII, p. 233, et XI, p · texte numérisé non relu

Tomes VIII, p. 233, et XI, p

4. Victoire surcharge bata[ille], et il y a bien ici l'orthographe Almanza.

5. Bataille surcharge une autre lettre. — « Cilly n'a point passé à Madrid ; mais M. de Ronquille, qui est parti en même temps que lui de l'armée, en a apporté la nouvelle au roi d'Espagne » (Dangeau, p. 362). Ce Ronquillo n'était pas le gouverneur du conseil de Castille (tome XII, p. 432), mais son fils, Pierre Ronquillo (Gazette, p. 235), fait mestre de camp du régiment de Madrid en avril ou mai 1703, colonel du régiment des Asturies en janvier 1705, brigadier en mars 1706. A la suite de cette course à Madrid, il fut promu maréchal de camp. En mars 1708, il reçut le commandement de la partie du royaume de Valence en deçà du Xucar, et il fut tué à Villaviciosa, le 10 décembre 1710.

6. « Des services que lui ont rendus le général et les troupes de France dans cette occasion » (Dangeau).

7. Il écrit : Bockley, comme l'auteur des Mémoires de Sourches, et Dangeau : Bauclay. — François, comte Bulkeley, né à Londres le 11 septembre 1686 et venu en France en 1700, suivait son beau-frère, comme aide de camp, malgré sa grande jeunesse, depuis le commencement de la guerre, et il était déjà venu apporter des nouvelles en janvier 1706, ce qui lui avait valu une commission de colonel réformé. A la suite de cette nouvelle course, en mai 1707, il reçut un régiment d'infanterie; mais il s'en défit deux ans après, pour reprendre sa situation première jusqu'à la fin de la guerre de Catalogne. Il prit part à l'expédition d'Ecosse en 1716 et fut fait brigadier en 1719, lorsque M. de Berwick porta la guerre en Espagne. Il reprit du service en 1733, comme colonel

wick, arriva le lendemain de Valouse, avec le détail1, et en fut fait brigadier2. Cilly étoit parti le 26 avril, à la pointe du jour, lendemain de la bataille, et il étoit venu tout droit ici, sans passer à Madrid3. Ce même jour 26, M. le duc d'Orléans joignit l'armée, qui marchoit à Valence par des pays faciles et qui ne s'éloignoient point de nos magasins4. On sut ce jour-là Milord Gallewa-y très dangereusement blessé, que5 las Minas l'étoit aussi6, et toute leur armée dispersée. Le duc de Berwick, avec un gros détachement, alla fort loin recevoir M. le duc d'Orléans, bien en peine de

irlandais, passa maréchal de camp en 1734, lieutenant général en 1738, eut le commandement de Bruges de 1746 à 1748, reçut le cordon bleu le 2 février de cette dernière année, obtint le gouvernement de Saint- Jean-Pied-de-Port en 1751, et mourut le 14 janvier 1756, à Paris (Chronologie militaire, tome V, p. 219-221). Il a été parlé de cette famille jacobite à propos du second mariage de M. de Berwick, dans notre tome VII, p. 115, et dans l'Addition n° 469, tome XI, p. 387.

1. Dangeau, p. 363; Sourches, p. 311. Ces derniers Mémoires donnent seuls, p. 311-313, le récit que l'on tira du « petit Bockley à bâtons rompus. »

2. Il ne fut pas fait brigadier, mais reçut le régiment de milice savoyarde que le chevalier de Tessé abandonnait pour prendre celui de la Couronne (Dangeau, p. 366; Sourches, p. 316). Cilly, au contraire, fut promu lieutenant général.

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