Le 6 mai : Dangeau, p. 362; Sourches, p
5. Comme nous le savons déjà, mais comme notre auteur le répète à chaque occasion, l'usage n'était point que les ambassadeurs vinssent à Marly; il n'y avait d'exception que pour celui du petit-fils du Roi.
vaiouse fort1. Le surlendemain2, le même ambassadeur amena au
aMarly de R0f Vaiouse, qui, écuyer ici du duc d'Anjou, l'avoit suivi
d'Espagne. en Espagne, et y étoit un de ses quatre majordomes3.
Philippe V, averti de la victoire d'Almanza4 par Ronquillo,
que le duc de Berwick lui avoit envoyé du champ de
bataille5, avoit dépêché Vaiouse pour venir remercier le
Roi de ses secours et du général qui venoit de s'en servir
Bulkeley avec tant de gloire6. Bulkeley7, frère de la duchesse de Ber-
1. Ce terme de gracieuser est pris à Dangeau. « Le Roi, disent les Mémoires de Sourches, reçut le duc d'Albe avec beaucoup d'honnêteté, loua beaucoup la nation espagnole, et lui dit personnellement beaucoup de choses obligeantes ; et même, s'étant séparé de lui, il revint pour le prier de faire ses compliments à la duchesse sa femme, dont on lui avoit dit que la joie avoit été excessive. »