N'aguères, avec apostrophe, dans le manuscrit
5. Cet ancien régiment d'infanterie de la Reine mère, commandé successivement par quatre Genlis, et dont le vicomte 0. de Poli a écrit l'histoire, n'était pas la propriété de ce Polastron, mais d'un autre, qui l'avait acheté en janvier 1704, de M. de Montmorency, pour cinquante mille livres, et que nous verrons ci-après, p. 419, périr à Almanza. Un troisième Polastron l'acquit en 1712, et devint lieutenant général sous Louis XV.
6. Le jeune Ibrahim dont l'historiette a été racontée dans notre tome XIII, p. 230. On trouve, au Dépôt de la guerre, vol. 1966, n0' 376 et 377, un certificat délivré par M. de la Feuillade, le 1er septembre, de la bonne conduite de ce jeune colonel, et une lettre de sa mère.
7. Dangeau, p. 197; Sourches, p. 161-165; Gazette, p. 441; Mercure d'octobre, p. 112-115. Polastron mourut de la dysenterie, ainsi que Talon ; mais Louis Rose de Vaudreuil, dit le marquis de Coye, qui avait débuté dans le service à seize ans, fut tué à la tranchée, où il s'était montré par bravade sur un cheval blanc, le 23 août, et il fut inhumé au couvent des Camaldules.
8. Toute cette famille a figuré dans notre tome VIII, p. 24-34.
maladie, peu de jours après1, et quantité de subalternes et d'anciens et bons officiers qui menoient les corps2. Le prince deMaubec3, fils du prince d'Harcourt, qui, depuis un an, avoit un régiment de cavalerie4, mourut aussi à Guastalle; il n'étoit point marié8.
M. le duc d'Orléans 6, abandonné à lui-même par M. de m. le duc Vendôme, et, ce qui fut bien pis, à la tutelle du maréchal d'Orléans de Marcin 7, laissa un corps à Médavy pour donner ordre ia tutelle
t. Louis-Joseph Boyer de Chanlecy, marquis de Pluvault, chevalier d'honneur au parlement de Dijon, pourvu en 1689 du guidon des gendarmes de Bourgogne, en 1692 du régiment d'infanterie du duc de Chartres, avait été blessé à Nerwinde et au siège de Charleroy, mais avait été condamné pour duel, par contumace, en 1694, dépouillé de son régiment et obligé de passer à l'armée des Vénitiens dans le Levant, en décembre 1697. Étant revenu se justifier à la fin de 1698, il succéda à son père comme maître de la garde-robe de Monsieur, puis du duc d'Orléans. La nouvelle de sa mort de maladie devant Turin, recueillie par Dangeau (p. 201), était fausse. « On tue tous les jours quelqu'un de la maison de mon fils, » écrivait alors Madame (Seilhac, le Cardinal Dubois, tome I, p. 239). Le marquis assista à la bataille du 7 septembre, puis, en 1707, suivit son maître en Espagne, et ne mourut qu'en janvier 1719, ayant obtenu, deux ans auparavant, un titre de premier gentilhomme de la chambre du Régent.
2. On comptait alors 711 officiers et soldats tués, 2211 blessés.
3. François de Lorraine-Harcourt, né le 10 août 1686 : tome XIII, p. 1 .