Dans la manchette, Qairica. — 3. Dangeau, p
4. Cela a déjà été dit, à propos desgrandesses, dans notre tome IX, p. 176-177 et Addition n° 398. Le maréchal avait été admis dès 1704 aux mêmes honneurs que s'il eût été grand ; mais ce fut seulement le lendemain d'Almanza que Philippe V résolut de constituer une grandesse effective avec dotation spéciale. Mme des Ursins écrivit à Mme de Maintenon : « Le roi doit trop à M. le maréchal de Berwick.... pour ne lui pas donner une marque de sa gratitude. La seule et unique est de le faire grand. C'est ce qui oblige S. M. à lui donner cette nouvelle dignité. Elle a cru que le Roi son grand-père l'approuveroit, quelque répugnance qu'il ait à voir donner les distinctions. » (Recueil Bossange, tome III, p. 467.) M. Amelot appuyant également ce projet, l'affaire fut réglée par quatre décrets des 16 avril, 7 et 30 septembre, et 16 octobre, et Mme des Ursins y vit une compensation aux bruits qui couraient de quelque mésintelligence entre le maréchal et elle (ibidem, tome IV, p. 68-69; lettres d'Amelot à Chamillart, 28 avril et 12 septembre, et
Cette grâce, très justement méritée, étoit sans exemple : exemple en 1° on a déjà vu1 que le père et le fils ne sont jamais grands grandesse, tous deux à la fois, le père eût-il plusieurs grandesses, chevalier à moins que le fils n'eût succédé à sa mère morte qui .dela, en auroit eu une de son chef, ou qu'il jouît de celle de xAdd s*s^ 740~> sa femme qui lui en auroit apporté une ; 2° la grandesse passe toujours à l'aîné, et d'aîné en aîné, et ne fut jamais laissée au choix du père; 3° qui n'est pas sans exemple, mais qui en a fort peu, est le don de la terre, et d'un domaine aussi distingué. J'ai profité de l'exemple des deux qui sont sans exemple2. Je remets ailleurs3 à expliquer ce qui4 fit que le duc de Berwick désira le choix entre ses enfants pour la5 grandesse. Le roi d'Espagne crut que ce n'étoit pas encore assez : il le fit chevalier de la Toison d'or6.
Le roi d'Espagne profita de l'état où la bataille d'Al- Différence manza et ses suites venoient7 de mettre les affaires d'Ara- du
gon, et de la leçon que ses peuples lui avoient donnée8 de cie ia
remerciements de M. de Berwick: Guerre, vol. 2048, n° 302, et vol. 2050, n°* 35 et 54; lettre du même à M. de Torcy : Affaires étrangères, vol. Espagne 173, fol. 295; Philippe V, par le R. P. Baudrillart, tome I, p. 288-289). La Gazette l'annonça le 1er octobre 1707 (p. 4G2). Les autorisations du roi de France furent données en 1708 et en 1709 : Arch. nat., 0» 52, fol. 6 v°, et 53, fol. 11.