‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 440 sur 610 · Cet en surcharge un d · texte numérisé non relu

Cet en surcharge un d

5. Conserver est en interligne, au-dessus de saver, corrigé en sauver, mais biffé ensuite.

(>. ('/est Chamlay qui dressa, le 15 novembre 1706, un plan de marche directe sur Naples (Guerre, vol. 1967, n° 205 bis).

mité de nos fautes, entassées les unes sur les autres en Italie la campagne dernière, seroient comblées par celle de son entier1 abandon'. Pour ce dernier parti, on eut peur d'offenser un pape foible et une république infidèle3 qui avoit toujours favorisé ouvertement les Impériaux4, et un pape qui, bien que de mauvaise grâce, n'avoit osé résister à leurs volontés. Ces deux si médiocres puissances sentoient bien alors la faute qu'ils5 avoient faite, et trouvoient les Impériaux devenus de beaucoup trop forts ; mais cette même raison les tenoit en crainte, je n'oserois dire et nous avec eux. Le trajet étoit court, facile, sans obstacle quelconque à appréhender6, et toujours dans l'abondance, et7 Naples et Sicile étoient sauvés. On en eût été quitte pour des cris de politique et pour des excuses de même sorte. On s'en fit des monstres; on aima mieux regarder tout d'un coup Naples et Sicile comme perdus. L'autre parti fut considéré comme trop hasardeux. On fit à l'égard de Médavy et de ses troupes, coupées d'avec la France, comme ces mères, tendres jusqu'à la sottise, qui ne veulent pas laisser aller leurs enfants faire ou essayer fortune par des voyages de long cours, dans la crainte de ne les revoir jamais. On oublia la conduite des grands rois et des grands capitaines qui, après les plus désespérés revers, se sont roidis à se soutenir contre la fortune, et, par un léger

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