Dont corrigé en qui
5. Il avait d'abord terminé sa phrase par un point après conjonctures.
tenon, il la tenoit par Villeroy avant sa disgrâce, qui n'y fut même jamais avec elle, par Chamillart, et par le ricochet1 de Vendôme, qui faisoit agir M. du Maine auprès (Telle2. Enfin il avoit le gros du monde par ces cabales, par toute la maison de Lorraine, par tout ce qui avoit servi en Italie, comblé par lui de politesse, gorgé d'argent du Milanois, et charmé de la splendeur, car c'est peu dire de la magnificence, dont il vivoit3. 11 appuya donc si foiblement tous ces deux partis, qu'il les décrédita par cela même qu'il avoit un intérêt apparent de désirer qu'on prît celui de soutenir en Lombardie, qui lui conservoit le commandement et ce qui restoit de son gouvernement du Milanois, et son bonheur, aidé de sa cabale, fut tel, que le Roi lui sut le meilleur gré du monde de cette foiblesse d'appuyer, comme étant plus sincère qu'intéressé4. Enfin, dans le besoin où on étoit de troupes bonnes et vieilles, on ne considéra pas où elles seroient le plus utiles pour occuper l'ennemi et l'éloigner de nos frontières; on ne se frappa que de l'idée de sauver celles-ci et de les employer dans nos armées5.
1. Nous avons déjà eu cet emploi de ricochet au figuré dans un morceau inédit de Saint-Simon (notre tome VIII, p. 455).
2. Mme des Ursins agissait aussi sur Mme de Maintenon, et son idée qu'on pourrait employer le prince plus utilement que personne en Provence, c'est-à-dire à portée de l'Italie, ne déplut point (recueil Bossange, tomes III, p. 455, et IV, p. 4, 15, etc.).