‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 444 sur 610 · Tout cela a été exposé dans notre tome IX, p · texte numérisé non relu

Tout cela a été exposé dans notre tome IX, p

4. Voyez les réponses du Roi au prince et au duc d'Orléans, dans les Mémoires militaires, p. 340 et suivantes. Deux registres de la correspondance du prince avec le Roi et Chamillart, depuis la retraite de Turin jusqu'à l'évacuation de mars 1T0T, sont conservés au Dépôt de la guerre, carton VII du Supplément.

5. C'est le Roi lui-même qui, en répondant aux lettres écrites par M. de Vaudémont et Médavy le T novembre, indiqua très nettement sa préférence pour le parti extrême plutôt que pour le maintien des restes de l'armée au delà des monts (Mémoires militaires, p. 353-356). Deux mois à peine s'étaient écoulés depuis le désastre de Turin, que la Feuillade écrivit à son beau-père (recueil Esnault, tome II, p. 143) : « Il faut présentement songer à faire un traité avec M. de Savoie, si avantageux pour lui, en réservant pourtant la Savoie et le comté de

abandonnant l'Italie.

Vaudémont fut donc chargé de négocier, de concert avec Traité Médavy, le libre retour de nos troupes et de leur suite, leur pourre^u1rlbre retraite en Savoie, la route qu'elles tiendroient, et tout ce des troupes en qui regardoit leur marche et leur subsistance en payant, et en abandonnant tout ce que nous tenions en Italie1. On peut juger s'il eut peine à être écouté, et à conclure un traité si honteux pour la France, et si utile et si glorieux à ses ennemis. Tout fut donc arrêté de la sorte, et le général Patay2 fut livré pour otage à Médavy, pour marcher avec lui jusqu'à ce que toutes nos troupes et leur suite fût arrivée en Savoie3. C'est ce que Médavy eut la douleur de recevoir ordre d'exécuter4.

Nice, qu'il ne balance pas à prendre notre parti. » C'est aussi un des expédients que M. de Vaudémont et Médavy proposaient ; mais Louis XIV considéra qu'il serait « moins susceptible de grandes difficultés » d'abandonner à l'Empereur et à Victor-Amédée le Milanais et le Montferrat, pourvu qu'ils laissassent rentrer en France, par la voie de Suse, les troupes françaises et les espagnoles qui voudraient suivre M. de Vaudémont, avec leurs effets, et qu'ils rendissent les prisonniers (Mémoires militaires , p. 355).

4 . Les pièces de la négociation, autorisée dès la fin d'octobre (Guerre, vol. 4964), sont reproduites dans les Mémoires militaires. Elle ne fut connue réellement à la cour que lorsque c'était un fait accompli (Dangeau, p. 346, 323 et 343; Sourches, p. 274, 274, 277 et 295).

2. C'est le colonel ou général Pâté, alias Pattée, que nous avons déjà vu figurer en 4705 (tome XII, p. 385), et qui, depuis, a continué de jouer un rôle actif dans les opérations de l'armée du prince Eugène. La Gazette d'Amsterdam, surtout, a parlé beaucoup de lui en 4706.

Page 1