‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 448 sur 610 · Les électeurs de Cologne et de Bavière · texte numérisé non relu

Les électeurs de Cologne et de Bavière

3. Ces trois mots sont en interligne, au-dessus d'un de biffé.

4. Qui surcharge n'avait]. — 5. Le nombre XIII surcharge XIV.

6. C'est la thèse générale du Parallèle. — 7. Mcsmc, dans le manuscrit.

8. Dangeau, p. 345 : « Par le traité qu'on a fait avec le prince Eugène, on évacue Final en même temps que les places du Milanois. M. de Savoie vouloit que cette place lui fût remise; mais les troupes de l'Empereur en prendront possession quand les troupes du roi d'Espagne en sortiront. M. de Savoie soutient que l'Empereur avoit promis de l'en mettre en possession. »

9. Dangeau, p. 551, 353 et 358-359; Sourches, p. 308; Dépôt de la guerre, vol. 2047 et 2048.

Roi que de celles1 du roi d'Espagne2. Le 9 mai, c'est à-dire le lendemain du détail de la bataille d'Àlmanza3 apporté4 par Rulkeley, Médavy arriva à Marly, et vint saluer le Roi dans ses jardins, dont il fut très bien reçu : après quoi il le suivit chez Mme de Maintenon, où il demeura une heure à lui rendre compte d'un pays et d'un retour qu'il5 devoit entendre avec une grande peine6. Le gouvernement de Nivernois venoit de vaquer tout à propos7 : le Roi le lui donna sans qu'il le demandât, quoiqu'il eût celui de Dunkerque, mais il l'avoit acheté8. On le fit repartir au bout d'un mois9 pour aller commander en chef en Savoie et en Dauphiné avec deux lieutenants généraux et deux maréchaux de camp sous lui, et le traitement de général d'armée, quoiqu'aux ordres du maréchal de Tessé, qui y étoit déjà10. Il eut de plus douze mille [livres] de pension. Le Roi lui dit que c'étoit en attendant mieux, parce qu'il avoit cru le gouvernement de Nivernois de trente-huit mille livres de rente, et qu'il se trouvoit n'en valoir que douze mille11. Ces grâces, contre l'ordinaire, ne12 furent enviées de personne, et chacun y applaudit avec grande raison.

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