‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 447 sur 610 · Elle partit avec M. et Mme de Vaudémont le 1er avril · texte numérisé non relu

Elle partit avec M. et Mme de Vaudémont le 1er avril

3. On verra, dans le prochain volume, tout s'arranger pour elle.

4. Charles 1er (tome I, p. 175) et Charles III, qui, né en 1629 et ayant perdu son père, Charles II, en 1631, succéda à son grand-père en 1637 et mourut le I * août 1665. — H y a déjà eu ci-dessus, p. 18i, une allusion à leur restauration par Louis XIII en 1629 et 1631.

.vi. La gloire.

6. Dans sa récente étude sur la Duchesse de Bourgogne, M. le comte d'Haussonville a montré (tome I,p. 7-9) quelle faute ce fut à Louis XIII d'humilier ainsi la Savoie et de nous assurer à jamais sa rancune.

7. Ce nombre surcharge d'autres chiffres effacés du doigt. La page 16 du manuscrit correspond aux pages 172-175 de notre tome I. Outre les passages consacrés à cette expédition dans le Parallèle, p. 39-44, el

* Des corrigé en de la.

Médavy

à Marly;

sa récompense.

une maison aussi implacable que la maison d'Autriche s'est toujours piquée si utilement de l'être, de se voir enfin maîtresse du duché et de la ville deMantoue et duMontferrat1, et de faire sentir au souverain dépouillé tout le poids de sa vengeance, et à la France celui de sa foiblesse, dont les alliés2, chassés et proscrits par l'Empereur en criminels, se trouvoient partout réduits à3 chercher de lieu en lieu des asiles, et à subsister de ce que la France, qui4 n'avoit pu les soutenir, leur pouvoit donner : contraste étrange entre Jouis XIII5 et Louis XIV6. Crémone, Valence, en un mot tout ce que nous tenions en Italie, fut livré aux Impériaux, qui furent si jaloux de cette gloire, qu'ils ne voulurent jamais souffrir que ce que nous tenions de places du duc de Savoie lui fût immédiatement remis, mais qu'ils s'opiniâtrèrent à les recevoir eux-mêmes7, pour que ce prince, qui en cria bien haut, ne les pût recevoir que de leur main8. Sur la fin d'avril9, Vaudémont et Médavy arrivèrent à Suse avec près de vingt mille hommes, tant des troupes du

dans la notice du duché de Nevers (Écrits inédits, tome V, p. 187- 190), nous avons retrouvé récemment, dans les papiers laissés en 4865 par le dernier duc de Saint-Simon, un texte authentique de la relation reproduite dans l'Appendice de notre tome 1.

1. Alexandrie, Valence, le pays entre le Pô et le Tanaro, promis à Victor-Amédée par son traité du 19 août 1703 avec les alliés. Au mois de janvier 1707, Victor-Amédée réclamant la livraison du Montferrat et de la Lomelline, le prince Eugène lui répondait : « Après la paix » (Dangeau, p. 289). Il en fut de même pour Final, en avril (p. 345).

Page 1