‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 456 sur 610 · Dans le manuscrit, résident employé, sans virgulej · texte numérisé non relu

Dans le manuscrit, résident employé, sans virgulej

unique après elle : tellement que tout est revenu à la duchesse d'Harcourt, et quelque chose au maréchal d'Alègre, leur grand-père.

702. — La duchesse d'Harcourt hérite de la fortune de Barbezieux.

(Page 102.)

6 janvier 1701. — Tous les ministres meurent ruinés, et toutefois leurs enfants ont des biens immenses, témoin ceux de Seignelay et ceux de ce même Barbezieux. La duchesse d'Harcourt, sa fille, en a eu, de compte fait au clair, plus de cinq millions.

703. — Mareschal obtient la survivance pour son fils. (Page 103.)

25 octobre 1706. — Le fils de Mareschal étoit fort jeune, et ne promettoit pas d'approcher de son père dans son métier : aussi ne le fit-il pas longtemps. Le Roi, qui le sentoit bien, ne put s'empêcher de dire à ses valets, le même jour de cette survivance, que, si le fils ne se rendoit pas bien capable, cela ne l'empêcheroit pas de prendre un autre premier chirurgien, si le père venoit à manquer. Cette parole fit grand peur aux survivanciers, à pas un desquels il n'est pourtant arrivé malheur, excepté à quelques secrétaires d'état.

704. — Facilité des princes protestants à se convertir au catholicisme.

(Page 113.)

30 octobre 1706. — Les protestants croient que les catholiques se sauvent dans leur religion ; ils l'ont avoué longtemps, et ne l'ont nié depuis que pour se dérober à la force de l'argument qui s'en tire contre eux. La politique les a donc changés là-dessus à l'extérieur; mais ils sont intérieurement persuadés de la même vérité. C'est ce qui fait leur facilité à faire embrasser la religion catholique aux princes protestants, quand ils y trouvent des avantages temporels, soit pour eux, ou pour leurs fils, ou pour leurs filles, quand il s'agit de mariages qui ne se pourroient faire autrement; et la raison contraire fait qu'il n'y a point d'exemple de princesse catholique qui se soit faite protestante pour quelque mariage que ce soit.

705 et 706. — Les enfants du second lit du duc de Saint- Aignan.

(Page 123.)

23 février 1706. — .... Ces1 tristes frères2 devinrent sa ressource après la perte de ses enfants, et la duchesse sa femme y concourut

1. Le commencement de cette Addition a été placé dans notre tome XI, p. 375, n° 455.

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