‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 458 sur 610 · Le comte de Bergeyck · texte numérisé non relu

Le comte de Bergeyck

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26 novembre 1706. — Bergeyck étoit un homme de très bonne famille de Flandre, qui avoit travaillé dans les finances au pays sous la fin de Charles II, et que l'électeur de Bavière y continua quand il eut le gouvernement des Pays-Das. A la révolution de la mort du roi d'Espagne, il fut continué, et même élevé par la confiance qu'on prit en lui, et à laquelle il répondit avec une capacité et une probité singulière. C'étoit un homme d'esprit, très appliqué, grand travailleur et possédant ses matières à fond, exact à tout, juste dans le raisonnement, doux et modeste, simple, qui n'a rien fait pour sa famille, et qui est mort enfin hors de place avec peu de bien; un homme très fidèle, qui ne s'avançoit jamais, mais ferme à ne parler jamais contre sa pensée, et obéissant après, quand il avoit dit son opinion et ses

1. Le commencement de cette Addition a été placé dans notre tome XIII, p. 503, n° 664.

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