Dépôt de la guerre, vol. 1964, n
plus respectueux silence. C'est par vous, Monsieur, que j'ai appris que c'étoit à la bonté de M. le duc d'Orléans que je devois cette grâce, car d'ailleurs je n'en savois pas un seul mot. J'ai l'honneur de vous dire ceci afin que vous ne croyiez pas que j'aie débuté avec S. A. R. par l'importuner de mes sollicitations. Je suis si fort en garde sur de pareilles choses, que ce n'est qu'avec effort et par une nécessité bien pressante quand je dois parler de mes propres intérêts. Vous me faites l'honneur, Monsieur, de me dire que je suis né pour les grandes choses. Trouvez bon que je vous dise que les plus petites m'accablent, et que j'ai toute raison, pour cette vie ici et pour l'autre, de désirer du repos, que je vous en aie l'obligation. Je vous prie, Monsieur, que ce soit à Commercy, pour que je puisse remplir la promesse que je me suis faite d'aller vous rendre plus d'une visite à l'Étang ; je serois bien fâché d'être contrarié dans le désir extrême que j'en ai. Ce n'est, je vous assure, point compliment, ni la protestation que je vous fais, Monsieur, de vous être sincèrement et absolument dévoué jusqu'au dernier moment de ma vie....
« Henry de Lorraine. »