L'archevêque de Cambray à M. le duc d'Orléans
« A Bourbon, 24 septembre 1706.
« Monseigneur,
« Je ne prendrois pas la liberté d'écrire à V. A. R., si la grâce qu'elle vient de faire à mon neveu avec tant de bonté ne m'obligeoit à lui témoigner ma très vive et très parfaite reconnaissance. Oserois-je, Monseigneur, ajouter ici combien je suis alarmé pour une vie si précieuse que vous prodiguez avec tant de gloire dans les occasions les plus difficiles? Je trouverai mon neveu trop heureux, s'il peut se sacrifier pour se rendre digne de la grâce qu'il a reçue. Pour moi, je ne puis que faire des vœux. C'est avec le plus grand zèle et le plus profond respect que je serai jusqu'au dernier soupir de ma vie, « Monseigneur,
« De Votre Altesse Royale,
« Le très humble et très obéissant serviteur.
« Fr., ar. duc de Cambray. »