‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 526 sur 610 · M. le duc d'Orléans à M. Chamillavt · texte numérisé non relu

M. le duc d'Orléans à M. Chamillavt

« 1G octobre 170G2.

« .... On ne peut pas suppléer le nombre des troupes comme on fait le reste. Quand M. de Bezons vous aura parlé, vous serez scandalisé du peu de concours qui se trouve dans la plupart de ceux qui se mêlent des troupes et qui peuvent aider. J'ai beau prier, parler ferme, n'être occupé que de cela; tout le monde tourne le dos à l'Italie. Cela me fâche infiniment, mais sans me dégoûter. Je presserai vivement toutes nos dispositions jusqu'au retour de M. de Bezons, et j'irai dans tous les quartiers m'assurer de la vérité et faire honte à ceux qui mollissent pour le service du Roi. Vous verrez avec le Roi le parti qu'il y a à prendre.... Le plus utile, à ce qu'il me paroit, et le

1. Le dossier comprend un grand nombre d'autres lettres de condoléance. Outre celles de Madame (de cette princesse, en tout, du 19 juillet au 24- septembre, j'en compte huit), il y en a trois de la duchesse de Savoie, très tendres sur le sujet de la blessure, mais ne faisant aucune allusion à la guerre; puis vingt-six autres, de la princesse de Conti, du duc de Vendôme, de Monsieur le Duc, du duc d'Àumont, du président de Mesmes, de l'abbé de Pomponne, de Mme de Fontaine-Martel, de Mlle de Grancey, de Mme de Raffetot, de la comtesse de la Motte, de la marquise d'Ail uje, du chevalier de Cominges, du duc de Donzy, de l'abbé de Tressan, de l'abbé de Polignac, des maréchaux de Noailles et de Boufïlers, de M. d'Antin, du comte de Grancey, de la duchesse de Ventadour, de Mme de la Boissière (mère? de Mlle de Séry), comprises entre le 14 et le 24 septembre; deux dernières enfin, de Monsieur le Prince, 3 octobre, et de la maréchale de la Motte-Houdancouit, 19 octobre.

2. Il annonce son désespoir d'avoir constaté une trop grande diminution d'effectif au moment de se mettre en mouvement. Dans une lettre du S, l\ l'officier qui occupait Mantoue, ce paragraphe a été effacé : «Tout ce que l'on a pu faire, c'est de rassembler quelques troupes dans l'horrible dispersition (sic) où on les avoit mises par le méchant parti que M. le maréchal de Marcin m'a forcé de prendre de rester dans les lignes, au lieu d'en sortir pour prévenir les ennemis comme je l'avois résolu. »

plus propre à nous dépiquer, seroit de s'assurer du royaume de

Naples1.... »

Page 1